Manche : deux drones survolent le site nucléaire de La Hague

L'action a été revendiquée par Greenpeace, qui dénonce la "vulnérabilité" de l'usine. 

Greenpeace a revendiqué l\'allumage de \"fumigènes de détresse\" sur le site nucléaire de La Hague (Manche), le 25 janvier 2019.
Greenpeace a revendiqué l'allumage de "fumigènes de détresse" sur le site nucléaire de La Hague (Manche), le 25 janvier 2019. (NICOLAS CHAUVEAU / GREENPEACE)

L'usine nucléaire de La Hague, dans la Manche, a subi "l'intrusion" de deux drones, dont l'un a déposé un fumigène, a indiqué vendredi 25 janvier un porte-parole du groupe Orano (ex-Areva), qui a ajouté qu'il n'y avait "pas eu d'impact sur la sûreté des installations". L'action a été revendiquée par Greenpeace. "Greenpeace a démontré, une fois de plus, que les installations nucléaires françaises ne sont pas suffisamment protégées contre les risques d'agression externe", a déclaré Alix Mazounie, chargée de campagne Energie à Greenpeace France.

L'ONG de défense de l'environnement, qui alerte régulièrement sur le "risque nucléaire", a publié des photos du fumigène orange déposé sur le toit de l'une des installations. "Ce bâtiment concentre l'équivalent de plus d'une centaine de cœurs d'un réacteur nucléaire. Pourtant son toit, en simple tôle métallique, est bien trop fragile pour protéger les bassins remplis de matière radioactive en cas d'acte malveillant par les airs", fait valoir Greenpace dans un communiqué. Orano précise avoir "prévenu les autorités" et a fait part de son intention de "déposer plainte pour intrusion".