Cet article date de plus de dix ans.

Après Microsoft et Intel, Google est dans le viseur de la Commission européenne pour abus de position dominante

Ce sont des fournisseurs de services de recherche en ligne qui ont porté plainte contre le site américain. Ils accusent Google de favoriser ses propres services et de pénaliser les leurs dans ses résultats de recherche.Un monopole de plus? Google a signé un accord avec l'Office européen des brevets pour des traductions automatiques gratuites.
Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 2 min.
 (DR)

Ce sont des fournisseurs de services de recherche en ligne qui ont porté plainte contre le site américain. Ils accusent Google de favoriser ses propres services et de pénaliser les leurs dans ses résultats de recherche.

Un monopole de plus? Google a signé un accord avec l'Office européen des brevets pour des traductions automatiques gratuites.

En début d'année, plusieurs sites fournisseurs de services de recherche en ligne avaient porté plainte auprès de la Commission européenne contre Google pour abus de position dominante. Le géant américain est accusé de favoriser ses propres services, et de pénaliser les services de sites concurrents, dans ses résultats de recherche payants et gratuits.

Bruxelles avait indiqué s'intéresser de près à la question, sans pour autant donner suite à l'affaire. C'est désormais chose faite avec l'ouverture officielle d'une enquête contre le site américain. La Commission européenne, gardienne de la concurrence en Europe, "conduira une enquête approfondie sur ce dossier, de manière prioritaire".

La publicité est également dans le viseur européen avec des "allégations" de clauses d'exclusivité imposées par Google à des partenaires publicitaires, mais aussi à des fournisseurs d'ordinateurs et de logiciels, pour "exclure des outils de recherche concurrents". Le créateur de logiciels Microsoft et celui des microprocesseurs Intel ont déjà été condamnés à payer chacun plus d'un milliard d'euros.

Google rafle le marché de la publicité

Premier fournisseur de services de recherche et de publicité en ligne (environ 30% du marché), Google n'est pas vraiment surpris d'être la nouvelle cible de la Commission européenne. Et le moteur de recherche n'a pas tardé à réagir et à faire amende honorable en acceptant de collaborer avec la Commission. "Bien sûr, nous sommes conscients qu'on peut toujours s'améliorer, c'est pourquoi nous collaborerons avec la Commission pour répondre à toute préoccupation. Mais nous n'avons jamais eu l'intention de nuire intentionnellement à des services concurrents", a indiqué un porte-parole de Google à l'AFP. "Notre unique objectif est de fournir la meilleure réponse possible aux utilisateurs".

Dans la recherche, Google Search est souvent crédité par des instituts spécialisés d'une part de 80% à 90%, mais le groupe réfute leur calcul qui ignore des sites remplissant des fonctions similaires même s'ils ne sont pas officiellement référencés comme des moteurs de recherche, à l'image par exemple d'Amazon pour les livres ou d'Expedia pour les voyages. Google développe aussi un nombre croissant d'activités annexes, dans la vidéo en ligne (YouTube), la numérisation de livres (GoogleBooks), la cartographie (Google Map, Google Street View), la téléphonie...

Un partenariat de traduction pour les brevets européens

Par ailleurs, le géant américain s'engage auprès d'autres institutions européennes. La firme a signé mardi un accord de partenariat avec l'Office européen des brevets en vertu duquel il va permettre de traduire, grâce à son logiciel de traduction automatique, les brevets dans 29 langues différentes. "La collaboration a pour but d'offrir des traductions plus rapides et moins chères pour les entreprises, inventeurs et scientifiques", ont indiqué Google et l'Office européen des brevets (OEB) dans un communiqué commun.

A l'heure actuelle, une demande de brevet doit être rédigée en anglais, français ou allemand, l'une des trois langues officielles de l'OEB. L'objectif à terme est de diffuser le plus largement possible les informations scientifiques et techniques. Mais ces traductions n'auront cependant aucune valeur juridique. Seule prévaudra la certification traduite et assurée par une personne assermentée.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Tech / Web

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.