Avec 38 milliards de dollars d'impôts, Apple va devenir le premier contribuable des Etats-Unis

Apple va payer 38 milliards de dollars d'impôts sur ses bénéfices réalisés à l'étranger, en raison de la récente réforme fiscale votée aux Etats-Unis.

Un magasin Apple à New-York, aux Etats-Unis, le 14 septembre 2016.
Un magasin Apple à New-York, aux Etats-Unis, le 14 septembre 2016. (DON EMMERT / AFP)

Apple va payer 38 milliards de dollars d'impôts sur ses bénéfices réalisés à l'étranger, en raison de la récente réforme fiscale votée aux Etats-Unis, a annoncé la firme mercredi 17 janvier. "Un paiement de cette ampleur serait le plus important de ce type jamais fait", a souligné l'entreprise américaine dans un communiqué, précisant être d'ores et déjà le premier contribuable américain.

Avant la réforme, ces bénéfices échappaient totalement à l'impôt tant qu'ils restaient à l'étranger. Ils étaient imposés à 35% s'ils étaient "rapatriés" aux Etats-Unis. La réforme fiscale offre désormais aux entreprises américaines la possibilité de pouvoir rapatrier les bénéfices réalisés à l'étranger à des taux variant entre 8% et 15,5%.

350 milliards d'investissements en cinq ans

Le groupe Apple, première capitalisation boursière mondiale, a également affirmé qu'il contribuerait "directement à l'économie américaine" à hauteur de plus de 350 milliards de dollars dans les cinq années qui viennent. La firme prévoit notamment 20 000 créations d'emplois et des investissements auprès de ses fournisseurs et sous-traitants aux Etats-Unis.

Le géant du Web a ajouté qu'il allait ouvrir un nouveau "campus" outre-Atlantique. Il sera dans un premier temps destiné à accueillir les services d'assistance technique réservés aux clients du groupe. Son implantation géographique sera révélée plus tard dans l'année, a précisé Apple.