Etats-Unis : victoire historique pour le premier syndicat chez Amazon

Il s'appelle Amazon Labor Union (ALU). Le président américain Joe Biden est "heureux" de cette création, a déclaré sa porte-parole Jen Psaki.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Le logo d'Amazon sur un entrepôt de distribution du groupe, à New York, le 30 mars 2020. (ANGELA WEISS / AFP)

Le géant Amazon, l'un des plus gros employeurs aux Etats-Unis, compte désormais un syndicat dans le pays. Alors que le groupe de Jeff Bezos avait réussi jusqu'ici à repousser les velléités des salariés souhaitant se regrouper, les employés d'un entrepôt de la multinationale à New York ont réussi à créer un syndicat, vendredi 1er avril. Selon un décompte retransmis en ligne, 2 654 employés ont coché "oui" pour être représentés par l'organisation indépendante Amazon Labor Union (ALU), créée il y a près d'un an, contre 2 131 ayant voté "non".

A l'annonce des résultats, des applaudissements ont retenti au sein de la petite foule réunie pour l'occasion en bas de l'immeuble du quartier de Brooklyn où était organisé le dépouillement, a constaté une journaliste de l'AFP. "Les gens ont parlé aujourd'hui, ils veulent un syndicat", s'est félicité le président du syndicat Christian Smalls en débouchant une bouteille de champagne. Un peu plus tard, devant la presse, il a remercié ironiquement le patron d'Amazon, Jeff Bezos, pour être allé dans l'espace, "car pendant qu'il était là-haut, on a pu monter un syndicat".

Sur le déclin depuis plusieurs décennies, les syndicats ont décroché ces derniers mois plusieurs victoires symboliques aux Etats-Unis, à commencer par le soutien explicite du président américain Joe Biden. Le président américain Joe Biden est "heureux que des salariés s'assurent d'être entendus pour les décisions importantes", a d'ailleurs réagi sa porte-parole Jen Psaki, vendredi.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Amazon

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.