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Amazon enquête sur des employés qui auraient revendu des données confidentielles

Ces fuites rémunérées seraient notamment présentes en Chine, selon le "Wall Street Journal", qui a révélé l'affaire. Le groupe a réagi en promettant de punir les éventuels salariés concernés.

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France Télévisions
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Une capture d'écran du site chinois d'Amazon. (DA QING / IMAGINECHINA / AFP)

Certains salariés du groupe Amazon tenteraient d'arrondir leurs fins de mois en revendant des informations confidentielles, selon les informations du Wall Street Journal (en anglais), dimanche 16 septembre. Ces employés, dont le nombre n'est pas précisé, auraient recours à des intermédiaires pour vendre des données internes et des informations confidentielles à des marchands qui commercialisent leurs produits sur le site d'Amazon. Objectif : les aider à faire croître leurs ventes.

Le géant du commerce en ligne américain a lui-même confirmé l'ouverture d'une enquête interne pour tirer au clair ces fuites rémunérées qui bénéficieraient à des entreprises tierces. "Nous menons une enquête complète sur ces allégations", a indiqué le groupe de Seattle dans une déclaration écrite à l'AFP.

Amazon évoque une "politique de tolérance zéro"

Une porte-parole a souligné que les employés étaient tenus de respecter des règles commerciales et déontologiques internes très strictes, et que le groupe disposait "de systèmes sophistiqués pour limiter et contrôler l'accès aux informations". Elle a également agité la menace de sanctions, "notamment de possibles suites judiciaires, pénales le cas échéant". D'après le Wall Street Journal, Amazon enquête sur ce sujet depuis plusieurs mois.

Le groupe a également ciblé les marchands potentiellement concernés, en évoquant des fermetures de comptes, des suppressions d'avis les concernant, des blocages de fonds et d'éventuelles poursuites. "Nous avons une politique de tolérance zéro pour ce qui est du détournement de nos systèmes", a résumé la porte-parole.

Cette pratique est particulièrement présente en Chine, selon le Wall Street Journal. Le quotidien économique cite l'exemple d'intermédiaires à Shenzhen œuvrant pour des employés du groupe. En échange de sommes allant de 80 à plus de 2 000 dollars, ils vendent des informations sur les volumes de ventes, les adresses électroniques des clients laissant des commentaires ou encore un service permettant d'effacer les avis négatifs et de restaurer des comptes Amazon fermés.

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