Amazon annonce avoir payé 250 millions d'euros d'impôts en France en 2018

Le géant américain du commerce en ligne assure "contribuer à la croissance de l'économie française" avec 9 300 collaborateurs et plus de 20 sites logistiques en France.

Le site de distribuntion de Moenchengladbach, en Allemagne, le 17 décembre 2019.
Le site de distribuntion de Moenchengladbach, en Allemagne, le 17 décembre 2019. (FRIEDEMANN VOGEL / EPA / MAXPPP)

Le chiffre d'affaires d'Amazon en France a atteint en 2018 environ 4,5 milliards d'euros, selon un communiqué auquel franceinfo a eu accès, mercredi 18 décembre. Amazon indique par ailleurs avoir payé en France 250 millions d'euros de prélèvements obligatoires en 2018, dont 150 millions correspondent à des prélèvements directs (impôts sur les sociétés, cotisations patronales, impôts locaux, etc...).

L'entreprise présente ces chiffres pour la première fois alors que certains pays dont la France lui reprochent, comme à d'autres géants américains comme Apple, Facebook ou Google, de ne pas payer suffisamment d'impôts.

"La France est essentielle à Amazon"

La France a adopté en juillet dernier l'instauration de la taxe "Gafa", qui crée une imposition des grandes entreprises du secteur technologique, non pas sur le bénéfice, souvent transféré via des montages savants dans des pays à très faible fiscalité, mais sur le chiffre d'affaires.

"Je savais qu'il y avait des interrogations quant à notre impact économique et le montant d'impôts que paie Amazon en France", a expliqué sur franceinfo Frédéric Duval, directeur général d'Amazon France. "Je souhaite apporter un éclairage plus concret sur notre contribution à l'emploi, la croissance, au financement des services publics et du modèle social français."

Amazon indique employer 9 300 collaborateurs à la fin 2019, et disposer de plus de 20 sites logistiques en France. "La France est essentielle à Amazon", affirme l'entreprise dans un communiqué, ajoutant, "nous avons investi plus de 6,8 milliards d’euros dans nos activités françaises depuis 2010."

À propos de la taxe GAFA, Frédéric Duval pense "qu'il serait bon de se mettre d'accord dans le cadre d'un règlement international. Le bon cadre selon moi c'est l'OCDE [Organisation de coopération et de développement économiques]".