VIDEO. "Rien n'avait été épargné" : l'appartement d'un Parisien ravagé par des locataires Airbnb

Il y a deux ans, un Parisien, qui souhaite rester anonyme, mettait son appartement en location sur Airbnb. Il a été contraint de payer de sa poche 90 000 euros pour les travaux nécessaires après le passage de locataires indélicats.

France 2

Un récit qui fait froid dans le dos. Jeudi 21 novembre, à l'Assemblée nationale, les députés ont voté plusieurs amendements pour obtenir plus de transparence sur les annonces hébergées par des plateformes de locations comme Airbnb. Plusieurs centaines de milliers de logements sont proposés à la location. Il y a deux ans, un Parisien a mis son appartement en location sur Airbnb, du 26 au 29 août. Son rêve de gain s'est transformé en cauchemar. "J'ai été appelé dans la nuit du 28 au 29 par la voisine qui m'a appelé en urgence parce qu'elle avait entendu des bruits, des cris, des bruits de destruction. Je suis venu en catastrophe et j'ai découvert l'appartement totalement ravagé", explique celui qui préfère rester anonyme.

L'appartement abritait des prostitués

Les murs, le sol, le plafond et le mobilier avaient été totalement saccagés. Une scène de chaos à peine croyable. La saleté était également omniprésente, comme en témoignent des clichés qui montrent du sang sur les draps ou encore la présence de sous-vêtements. En réalité, l'appartement abritait des prostitués. "On ose toucher à rien, on a envie de se désinfecter quand on sort de l'appartement", révèle-t-il. Les assurances habitation classiques ne prennent pas en compte les dégâts à la suite d'une location et la garantie hôte d'Airbnb ne lui est pas venue en aide. Il a dû débourser 90 000 euros de sa poche pour les travaux nécessaires. Il a porté l'affaire en justice.

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Le logo Airbnb, affiché lors d\'une conférence de presse de la société à Tokyo (Japon), le 14 juin 2018. 
Le logo Airbnb, affiché lors d'une conférence de presse de la société à Tokyo (Japon), le 14 juin 2018.  (TOSHIFUMI KITAMURA / AFP)