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Le dispositif mis en place par Airbnb "est légal" mais "il y a clairement une volonté de jouer avec les règles"

Pour le président de la Fédération des auto-entrepreneurs, Grégoire Leclercq, l'économie collaborative est toujours "sur le fil du rasoir" en termes de réglementation et notamment de fiscalité.

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Radio France
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Grégoire Leclercq, président de la Fédération des auto-entrepreneurs, le 15 juin 2013. (MAXPPP)

La plateforme de location Airbnb a mis en place un système permettant à ses clients d'échapper au fisc. L'entreprise les paye grâce à une carte de crédit rechargeable émise depuis Gibraltar, comme l'a révélé la cellule investigation de Radio France. "Il y a clairement une volonté de jouer avec les règles. L'économie collaborative est toujours sur le fil du rasoir sur les histoires de réglementation et notamment de fiscalité", a déclaré sur franceinfo Grégoire Leclercq, président de la Fédération des auto-entrepreneurs.

Mais il indique que "ce dispositif mis en place est légal. On ne peut pas dire que Airbnb, dans ce dispositif, fait de la fraude fiscale. Ce n'est pas vrai. L'entreprise joue avec les règles légales de l'Union européenne, de la tolérance des paradis fiscaux et avec un certain nombre de manipulations de transferts internationaux".

"On peut tordre le bras" d'Airbnb

Pour lui, la vraie question est celle de la moralité de cette pratique. "La question est de savoir si à un moment donné tous ces grands acteurs peuvent se permettre de jouer avec la moralité sur des contributions fiscales qui servent à développer les pays dans lesquels ils se développent", souligne t-il.

Le président de la Fédération des auto-entrepreneurs considère que l'"on peut tordre le bras" d'Airbnb et "leur dire qu'on va avoir des réglementations sur la taxe de séjour, sur la fiscalité, sur le nombre de nuitées par an".

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