VIDEO. Procès de Larry Nassar : un père de victimes tente d'attaquer le médecin jugé pour agressions sexuelles sur 265 gymnastes

Après deux procès à l'issue desquels il a écopé d'au moins 100 ans de réclusion pour abus sexuels et détention de matériel pédopornographique, Larry Nassar est à nouveau jugé depuis mercredi à Charlotte, dans le Michigan.

Larry Nassar au tribunal de Charlotte, dans le Michigan, mercredi 31 janvier 2018. 
Larry Nassar au tribunal de Charlotte, dans le Michigan, mercredi 31 janvier 2018.  (JEFF KOWALSKY / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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"Je veux me faire ce fils de pute", a crié Randal Margraves quand la police l'a plaqué au sol et menotté. Père de trois des nombreuses victimes de Larry Nassar,  l'ex-médecin de la Fédération américaine de gymnastique jugé pour agressions sexuelles, cet homme a tenté de se jeter sur l'accusé, provoquant l'interruption de l'audience, vendredi 2 février, à Charlotte, dans le Michigan (Etats-Unis).

La cour venait d'entendre ses deux filles, Madison et Lauren, quand le père de famille a demandé la parole, réclamant l'autorisation de rester quelques minutes "dans une pièce fermée avec ce démon". Après le refus de la juge, il s'est précipité soudainement vers l'ostéopathe, avant d'être intercepté et mis à terre par les policiers. "Qu'est-ce que vous feriez si ça vous arrivait à vous ?" leur a-t-il demandé pendant qu'ils l'évacuaient de la salle d'audience.

Larry Nassar, accusé d'avoir abusé d'au moins 265 jeunes pendant vingt ans alors qu'il travaillait pour USA Gymnastics, est à l'origine du plus grand scandale sexuel de l'histoire du sport américain. Après deux procès à l'issue desquels il a écopé d'au moins 100 ans de réclusion pour abus sexuels et détention de matériel pédopornographique, il est à nouveau jugé depuis mercredi, cette fois par le tribunal de Charlotte, dans le Michigan. Il plaide coupable, dans ce procès, de trois chefs d'accusation pour abus sexuels au centre d'entraînement Twistars, et encourt de 40 à 125 années de prison supplémentaires. Selon l'accusation, au moins 65 victimes présumées ont demandé à témoigner.