Complément d'enquête, France 2

VIDEO. "Complément d'enquête" : Alain Juppé le décontracté dans son fief d'Aquitaine

Certains le voient déjà président en 2017. Qui aurait imaginé il y a quelques mois qu'Alain Juppé, parfois jugé froid et cassant, serait aujourd'hui aussi populaire ? Dans son fief de Bordeaux, loin de Paris, c'est une autre facette d'Alain Juppé que "Complément d'enquête" a saisie. Un homme souriant, décontracté et heureux parmi les Bordelais. Extrait.

"Le meilleur d'entre nous" selon Jacques Chirac. Alain Juppé serait, d'après un sondage Viavoice paru dans Libération le 21 décembre 2014, un bon "président de la République", selon 47 % des Français. Premier ministre détesté de ces mêmes Français il y a vingt ans, englué dans les scandales il y a dix ans, Alain Juppé est aujourd'hui devenu un présidentiable sérieux. Et un maire de Bordeaux heureux.

Jean-Karl Lambert, Guillaume Beaufils et Mikael Bozo livrent pour Complément d'enquête une autre facette d'un Juppé pudique et parfois glaçant, une image qui lui a longtemps collée à la peau. À Bordeaux, dans son fief, Alain Juppé est décontracté, souriant et même "blagueur" avec ses concitoyens. Il faut dire qu'il a réussi un tour de force dans une ville qui a toujours penché à gauche. Aux dernières municipales, il s'offre même le luxe d'être réélu dès le premier tour avec 60 % des voix.

Juppé séduit la gauche

Une situation inédite résumée ainsi par un Bordelais : "On est une ville qui vote à gauche lors des élections nationales ; en 2012, François Hollande était en tête mais Alain Juppé a été réelu dès le premier tour aux municipales. Il a réussi à créer un lien singulier avec la population et il reçoit en retour des marques d'affection auxquels il n'est pas habitué."

Et le constat chez les sympathisants de gauche est sans appel pour 2017. L'ampleur de la tentation Juppé au sein d'un camp qui lui est hostile est spectaculaire : 52 % des sympathisants de gauche ont une image positive du maire de Bordeaux. Et c'est d'ailleurs dans son fief, à Bordeaux, qu'Alain Juppé peaufine son nouveau style... en attendant, sans doute, 2017.