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Une trentaine de tombes musulmanes d'un cimetière de Carcassonne ont été recouvertes d'inscriptions racistes et nazies

Les tombes, celles de musulmans morts pendant la Première guerre mondiale, sont situées dans le carré militaire du cimetière Saint-Michel, en centre-ville, a précisé dimanche le procureur de Carcassonne, Antoine Leroy.C'est le gardien du cimetière qui a découvert les faits samedi au moment de la fermeture du site.
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Vue d'un cimetière de Carcassonne (Aude) (AFP - Manuel Cohen)

Les tombes, celles de musulmans morts pendant la Première guerre mondiale, sont situées dans le carré militaire du cimetière Saint-Michel, en centre-ville, a précisé dimanche le procureur de Carcassonne, Antoine Leroy.

C'est le gardien du cimetière qui a découvert les faits samedi au moment de la fermeture du site.

"Le propos est réellement raciste et tout sera mis en oeuvre pour réussir à retrouver les auteurs et à les juger", a ajouté le procureur.

Après que la police a achevé sur les lieux son travail de relevés et d'enquête, les stèles ont été immédiatement repeintes et restaurées par les services municipaux, a-t-on appris de source municipale.

Le maire PS de Carcassonne, Jean-Claude Perez, s'est insurgé contre un acte "inqualifiable de barbarie". "Je pense aux familles" de ces gens qui sont morts en servant au sein de l'armée française, a-t-il dit, ajoutant qu'à sa connaissance, c'est la première fois que "ce genre d'acte se produit" à Carcassonne.

Réactions
Le Conseil français du culte musulman (CFCM) et l'Observatoire national contre l'islamophobie ont exprimé dimanche "indignation" et "colère" après la profanation de ces tombes.

Le CFCM "appelle les pouvoirs publics à mobiliser tous les services concernés afin que les auteurs de cette profanation soient identifiés au plus vite et que leurs actes soient traités avec la sévérité qui s'impose".

"J'ai une réaction de dégoût et de colère car on profane encore des tombes de militaires morts pour la patrie, morts pour défendre le drapeau français pendant la Première Guerre mondiale", a dit à l'AFP Abdallah Zekri, président de l'Observatoire national contre l'islamophobie.

"Nous demandons aux pouvoirs publics de prendre le problème à bras-le-corps. Tant qu'il n'y a pas d'arrestations, cela va continuer", a-t-il dit.

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