Une poudre suspecte à la mairie de Bezons

Le directeur de cabinet du maire a eu des brûlures en manipulant une lettre contenant le produit. La mairie a été évacuée.

La mairie de Bezons. Elle a dû être évacuée vendredi 22 mars 2013.
La mairie de Bezons. Elle a dû être évacuée vendredi 22 mars 2013. (GOOGLE STREET VIEW / FRANCETV INFO)

Pour le maire de Bezons (Val-d'Oise), l'affaire est liée à ses positions pro-palestiniennes. Sa mairie a dû être évacuée vendredi 22 mars  après la réception d'une lettre contenant une poudre suspecte.

"La lettre m'était directement adressée (...). Elle portait un timbre d'Israël", a expliqué le maire communiste, Dominique Lesparre. "Mon directeur de cabinet qui l'a manipulée a ressenti sur les doigts des brûlures et des irritations".

Par sécurité, la mairie a été évacuée vers 16 heures. Et, dans la soirée, "tous les doutes" ont été levés concernant un risque "pyrotechnique et chimique", a fait savoir la préfecture. Les analyses se poursuivent pour déterminer la nature du produit et une enquête a été ouverte.

De nombreuses lettres de menaces

Le maire a lié cet évènement aux "problèmes qu'on rencontre sur ces questions du statut des prisonniers palestiniens". En février, le conseil municipal de Bezons a fait citoyen d'honneur Majdi Ihrima Al-Rimawi, militant palestinien condamné à 80 ans de prison pour sa participation à l'assassinat du ministre du Tourisme Rechavam Zeevi, en octobre 2001 à Jérusalem.

Le Congrès juif européen (CJE) et le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) ont critiqué avec virulence cette décision. Depuis, le maire et son équipe ont reçu "beaucoup de lettres d'insultes et quelques lettres de menaces", selon Dominique Lesparre. La commune de Bezons, jumelée avec West-Bani-Zaïd, dans les territoires palestiniens a expliqué son choix par un souci de "solidarité" avec les habitants de la ville, dont l'ancienne maire, Fathiya Ihrima-Barghouti, est l'épouse de Madji Ihrima Al-Rimawi.