Une Française et son fils de 20 ans, accusés d'aide au passage illégal de frontières, comparaissent lundi à Portsmouth

Christiane Chocat, 51 ans, conseillère municipale à Lumigny-Nesles-Ormeaux (Seine-et-Marne), et son fils Benjamin, avaient été interpellés dans le port de Portsmouth le 1er octobre dernier, à leur descente du ferry en provenance de Cherbourg.16 Vietnamiens (13 hommes et 3 femmes) avaient été retrouvés à bord de leur fourgonnette de location.

Christine Chocat et son fils Benjamin
Christine Chocat et son fils Benjamin (France 2)

Christiane Chocat, 51 ans, conseillère municipale à Lumigny-Nesles-Ormeaux (Seine-et-Marne), et son fils Benjamin, avaient été interpellés dans le port de Portsmouth le 1er octobre dernier, à leur descente du ferry en provenance de Cherbourg.

16 Vietnamiens (13 hommes et 3 femmes) avaient été retrouvés à bord de leur fourgonnette de location.

Selon son époux, Mme Chocat lui a écrit une lettre "dans laquelle elle expliquait qu'elle avait accompagné Benjamin en Angleterre dans une camionnette qu'il lui avait demandé de louer" et dans laquelle se trouvaient "des nouilles chinoises". Le mari avait dit à "ne pas avoir été mis du tout au courant de ce voyage". Benjamin vivait apparemment à l'époque dans le XIIIe arrondissement de Paris où résident de nombreux Asiatiques.

Les 16 clandestins avaient été renvoyés en France.

Christine et Benjamin Chocat comparaissent pour une audience préliminaire au cours de laquelle ils devront plaider coupables ou non coupables. S'ils plaident coupables, aucun procès n'aura lieu. Le juge se contentera de fixer une peine ultérieurement. S'ils plaident non coupables, un procès sera organisé.

En Grande-Bretagne, l'aide à l'immigration clandestine est passible d'une peine de prison maximale de 14 ans. Mais la jurisprudence plaide plutôt pour des condamnations de 18 à 30 mois.

Ce genre de procès dure en général une semaine environ. Deux Françaises avaient également été accusées devant un tribunal de Portsmouth d'aide à l'immigration clandestine après la découverte de deux Chinois en situation irrégulière dans leur voiture, le 2 juin 2007, à leur descente du ferry.

Hanane Cherigui, 27 ans, et Samia Bellazouz, 29 ans, avaient affirmé que les clandestins étaient montés dans leur véhicule à leur insu. Elles avaient été acquittées le 24 octobre 2007 après une procès qui avait duré près d'une semaine et après une détention provisoire de quatre mois et demi.