Un proche de Francis Mariani, mort en 2009 dans l'explosion d'un hangar de Haute-Corse, a été abattu à Porto-Vecchio

Fiché au grand banditisme, Joseph-Antoine Demasi, 50 ans, est mort lundi des suites de ses blessures peu après son agression vers 19h30 sur le port de Porto-Vecchio.Le tueur circulait en voiture à une heure de grande affluence quand il a tiré. Les pompiers sont intervenus pour ranimer Demasi qui est décédé peu après.

Des enquêteurs de la police judiciaire, le 06 septembre 2010 sur le port de Porto-Vecchio
Des enquêteurs de la police judiciaire, le 06 septembre 2010 sur le port de Porto-Vecchio (AFP - Stephan Agostini)

Fiché au grand banditisme, Joseph-Antoine Demasi, 50 ans, est mort lundi des suites de ses blessures peu après son agression vers 19h30 sur le port de Porto-Vecchio.

Le tueur circulait en voiture à une heure de grande affluence quand il a tiré. Les pompiers sont intervenus pour ranimer Demasi qui est décédé peu après.

"Il peut s'agir d'un règlement de comptes. Mais il est difficile pour l'heure de faire un lien" avec l'agression qui a fait un mort et deux blessés samedi matin à Sartène, également en Corse -du-Sud, a déclaré le Coordonnateur des forces de sécurité intérieure en Corse, Gilles Leclair.

Demasi avait notamment aidé Francis Mariani durant une cavale en 2001. Mis en examen en 2004 pour l'assassinat, en 2001 à Bastia, d'un militant nationaliste Nicolas Montigny, il avait été acquitté par la cour d'assises.

Il s'agit du huitième assassinat depuis février 2008 en Corse -du-Sud, généralement dans des affaires de règlements de comptes dans le milieu.

Samedi matin à Sartène, la victime de l'agresssion, Pierre Balenci, 49 ans, connu de la police pour des affaires de vols, était attablée à la terrasse d'un café de la place Porta, au centre-ville, très fréquentée malgré l'heure matinale, lorsqu'un homme cagoulé lui a tiré dessus.

Atteint par cinq projectiles, dont l'un au ventre, l'homme, qui se savait en danger et était armé, avait pu riposter, touchant mortellement son agresseur, avant de se réfugier dans le café.

Un homme a été interpellé depuis et devait être présenté au parquet d'Ajaccio mardi, a-t-on appris par ailleurs de source proche de l'enquête.

M. Leclair avait dénoncé samedi "une escalade à la Colombienne" dans le mode opératoire consistant à tuer quelqu'un dans un lieu public à une heure de grande affluence.

Le sud de la Corse est depuis deux ans et demi le théâtre de règlements de comptes à répétition, sur fond notamment de rivalités pour le contrôle de marchés de travaux publics et de l'immobilier, selon des sources proches des enquêtes.