Un avocat parisien se tue en dégoupillant une grenade dans son cabinet

Une source proche de l'enquête indique qu'un membre du cabinet d'avocats a reçu d'un ami un colis par la Poste contenant au moins une grenade. Il l'aurait dégoupillée pensant qu'elle était inoffensive. 

Devant l\'immeuble où a eu lieu l\'explosion, le 13 avril 2012, dans le 8e arrondissement de Paris.
Devant l'immeuble où a eu lieu l'explosion, le 13 avril 2012, dans le 8e arrondissement de Paris. (BERTRAND LANGLOIS / AFP)

L'avocat Jérôme Muriaux, connu pour être un collectionneur d'armes, est mort, vendredi 13 avril, après l'explosion vers 16h30 d'une grenade dans son cabinet situé 101 rue Miromesnil, dans le 8e arrondissement de Paris. Il a eu le bras arraché et est mort de ses blessures. Selon un porte-parole des pompiers, il s'agirait d'un accident. L'explosion a également fait plusieurs blessés légers.

"J'ai entendu une explosion, un boum, a déclaré à l'AFP Charly Husson, employé d'une entreprise située dans la même cour que le cabinet. J'ai vu la fenêtre en haut de la porte [du cabinet d'avocats] qui a explosé. Il y avait de la fumée, des éclats de verre... Mon collègue a vu que [la victime] avait le bras coupé", raconte-t-il. Une employée du cabinet d'avocats est ensuite sortie des locaux endommagés en hurlant, appelant au secours. "Cela sentait la poudre, ça piquait", selon Aurélien, qui travaille dans une société attenante au cabinet. Lui et un de ses collègues sont partis chercher un médecin.

Quels sont les premiers éléments connus de l'enquête ?

Une source proche de l'enquête indique que Jérôme Muriaux a reçu d'un ami un colis par la Poste, lequel contenait au moins une grenade. Il l'aurait dégoupillée, pensant qu'elle était inoffensive. Réputé comme étant un collectionneur d'armes, il avait commandé des grenades et les a reçues vendredi à son cabinet, a expliqué une source policière. Le cabinet d'avocats est notamment spécialisé dans le recouvrement d'impayés, ont précisé des employés de l'immeuble.

Sur place, des dizaines de policiers, pompiers et secouristes se sont affairés autour du bâtiment pendant plus d'une heure. Le dispositif était quasiment levé vers 19 heures et la circulation dans le quartier a été rétablie vers 18h30. Des démineurs se sont rendus sur place, mais n'ont pas trouvé d'autre explosif.