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Trois figures du grand banditisme marseillais ont été mises en examen et écrouées mercredi

Michel et Gérald Campanella et Bernard Barresi sont accusés de recel d'extorsion de fonds en bande organisée, association de malfaiteurs, blanchiment en bande organisée, infraction à la législation sur les jeux et non justification de ressources.Ils avaient été interpellés le week-end dernier dans le Sud de la France avec 18 autres personnes.
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En haut de la colline: l'église Notre-Dame de la Garde, l'un des symboles de la cité phocéenne (AFP - PATRICK VALASSERIS)

Michel et Gérald Campanella et Bernard Barresi sont accusés de recel d'extorsion de fonds en bande organisée, association de malfaiteurs, blanchiment en bande organisée, infraction à la législation sur les jeux et non justification de ressources.

Ils avaient été interpellés le week-end dernier dans le Sud de la France avec 18 autres personnes.

Ce gros coup de filet avait été mené dans le cadre d'une enquête menée depuis deux ans pour blanchiment présumé et trafic de machines à sous dans les milieux corses et marseillais. Ce coup de filet avait nécessité le concours de 170 policiers.

Michel et Gérald Campanella, deux frères d'une quarantaine d'années fichés au grand banditisme, tenaient apparemment sous leur coupe une grande partie des établissements de nuit de Marseille. Ils seraient aussi à la tête d'un fructueux trafic de machines à sous placées dans les établissements du Vaucluse aux Alpes-Maritimes en passant par le Var.

Bernard Barresi, qui était en cavale depuis 18 ans, avait pour sa part été condamné par contumace en 1994 à 20 ans de réclusion criminelle pour l'attaque à main armé d'un fourgon blindé à Mulhouse en 1990. Les braqueurs marseillais avaient emporté 34 des 40 millions de francs transportés par le fourgon. Un butin qui n'avait pas été retrouvé.

Ces trois pointures du grand banditisme ont été placées mercredi sous mandat de dépôt.

La compagne de Barresi, soupçonnée de lui avoir porté assistance pendant sa fuite, et trois autres personnes qui auraient placé des machines à sous clandestines dans des établissements de la région avaient déjà été écrouées la veille.

Une dizaine d'autres personnes doivent encore être présentées devant le juge. Parmi elles, figure Alexandre Rodriguez, le président du groupe Rodriguez spécialisé dans la construction de yachts.

Lors du coup de filet du week-end dernier, les enquêteurs avaient saisi quatre yachts, 200.000 euros en liquide, des faux papiers, des armes de poing, des véhicules et un lot important de montres de luxe.

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