Trois adolescentes de 14, 15 et 17 ans ont été mises en examen vendredi à Grenoble pour actes de tortures et barbarie

Elles sont accusées d'avoir avoir séquestré, volé et frappé un voisin quinquagénaire, "faible psychologiquement", a-t-on appris samedi.Mises en examen pour séquestration avec violence, actes de tortures et de barbarie et extorsion de fonds, elles ont été placées en détention provisoire. Elles encourent la réclusion criminelle à perpétuité.

La Tronche, près de Grenoble, où les adolescentes vivaient.
La Tronche, près de Grenoble, où les adolescentes vivaient. (France 2)

Elles sont accusées d'avoir avoir séquestré, volé et frappé un voisin quinquagénaire, "faible psychologiquement", a-t-on appris samedi.

Mises en examen pour séquestration avec violence, actes de tortures et de barbarie et extorsion de fonds, elles ont été placées en détention provisoire. Elles encourent la réclusion criminelle à perpétuité.

Elles sont soupçonnées d'avoir ligoté, humilié et ébouillanté leur victime dans la nuit de mardi à mercredi. Elles l'ont aussi blessé à coups de marteau et de couteau à l'aine. L'homme, gravement blessé et "profondément choqué" selon la police, a été hospitalisé.

Le calvaire du quinquagénaire avait débuté dès lundi. L'adolescente de 15 ans s'était présentée, avec un ami, au domicile de ce voisin qui vivait seul et était dépressif selon d'autres habitants de l'immeuble. Les deux jeunes gens sont soupçonnés d'avoir ligoté leur victime, avant de prendre des photos compromettantes sur son lit et de lui réclamer de l'argent en le menaçant de divulguer ces clichés. L'homme leur a remis 1.000 euros avant de prévenir la police par téléphone.

Dans la nuit de mardi à mercredi, la jeune fille, accompagnée de deux autres adolescentes de 14 et 17 ans, est retournée au domicile de la victime qu'elles ont ligotée. Après divers sévices, dont brûlures et coups de marteau, le quinquagénaire a avoué son code de carte bancaire aux trois mineures, qui en ont fait usage à quatorze reprises.

Le quinquagénaire est parvenu à se libérer de ses liens mercredi matin et s'est réfugié chez un voisin qui a prévenu la police. Les policiers ont arrêté les adolescentes le même jour lors d'une interpellation mouvementée dans le centre-ville de Grenoble.

Celles-ci ont reconnu les faits sans donner d'explication sur leurs gestes. L'une d'elles a indiqué qu'elle connaissait la victime et qu'elle avait appris qu'il avait perçu un héritage.