Sihem Habchi, dont la gestion était critiquée en interne, a fait savoir qu'elle quittera ses fonctions le 19 novembre.

La présidente s"est engagée par écrit à démissionner, selon la responsable du comité Ni Putes Ni Soumises de Meaux, Rachida Nenahmed.

Sihem Habchi
Sihem Habchi (PHILIPPE MERLE / AFP)

La présidente s"est engagée par écrit à démissionner, selon la responsable du comité Ni Putes Ni Soumises de Meaux, Rachida Nenahmed.

Pendant deux semaines, du 14 au 28 octobre, les salariés du siège de l"association s"étaient mis en grève pour protester contre la gestion de la présidente de Ni Putes Ni Soumises, Sihem Habchi. Finalement, un accord avait été trouvé entre les protagonistes. C"est dans ce cadre qu"interviendra la démission du la présidente du mouvement, le 19 novembre. Le mouvement a annoncé l"élection d"une nouvelle présidente le 9, 10 et 11 décembre.

L"accord conclu ne donne aucune indication sur les raisons de la grève observée par huit des neuf salariés du siège, ni sur les revendications de ces derniers. Des sources proches du mouvement ont indiqué qu'ils demandaient le départ de Mme Habchi dont "ils dénonçaient la gestion" et la "tyrannie".

Sihem Habchi avait succédé à Fadela Amara quand celle-ci avait intégré le gouvernement de François Fillon fin 2007. Ses adversaires lui reprochent notamment une mauvaise gestion des fonds de son association et de s'être exprimée au nom du mouvement alors qu'elle était porte-parole d'Arnaud Montebourg, lors de la campagne pour les primaires socialistes. Créée en 2003 pour défendre les jeunes filles dans les quartiers après l'assassinat d'une adolescente brûlée vive dans sa cité, NPNS est absente dans les banlieues où l'association est décriée.