Prothèses mammaires PIP : huit cas de cancer signalés

Le comité de suivi des femmes porteuses de prothèses mammaires s'est réuni pour la première fois mercredi à la suite du décès d'une porteuse d'implants en silicone fin novembre. 

Des femmes porteuses de prothèses mammaires PIP défilent devant le ministère de la Santé, à Paris, où se tient un comité de suivi, le 14 décembre 2011.
Des femmes porteuses de prothèses mammaires PIP défilent devant le ministère de la Santé, à Paris, où se tient un comité de suivi, le 14 décembre 2011. (CAPTURE D'ECRAN / FRANCE 2 NICE)

Huit cas de cancer ont été recensés mercredi 14 décembre chez des porteuses de prothèses mammaires de la société Poly Implants Prothèses (PIP). A l'issue du premier comité de suivi des femmes porteuses de prothèses mammaires, le directeur général de la Santé, Jean-Yves Grall, a revu à la hausse le nombre de femmes dont le cancer pourrait avoir un lien avec le port de ces implants défectueux. 

Parmi ces huit cas, cinq femmes ont développé un cancer du sein (adénocarcinome). Une autre souffre d'un lymphome de l'amygdale. Enfin, un cas de leucémie a été déclaré. Le huitième cas évoqué par Jean-Yves Grall est celui d'Edwige Ligonèche, une femme de 53 ans décédée le 21 novembre des suites d'un lymphome rare du sein. 

Des milliers de femmes inquiètes pour leur santé

Réalisées avec du silicone à usage non-médical, ces prothèses sont portées par 30 000 femmes en France. Un numéro vert (0800 636 636) a été mis à leur disposition. Quelque 5 000 femmes l'ont déjà appelé, rapporte Le Monde.fr (article abonnés). France 3 a rencontré Hélène, une jeune mère de famille porteuse d'implants PIP.

 

Une association demande une prise en charge financière des opérations

Depuis mars 2010, 523 retraits de ces prothèses ont été recensés, a annoncé Jean-Yves Grall. L'Institut national du cancer doit émettre "d'ici huit jours" une série de recommandations à destination des professionnels de santé sur la conduite à tenir, notamment sur le plan chirurgical. 

L'association de défense des porteuses de prothèses PIP demande une prise en charge financière des femmes qui demandent à se faire réopérer.