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Pour Aurélie Filippetti, "la parole" de Mittal "ne vaut rien"

Interrogée ce matin sur France Inter, la ministre de la Culture, élue de Moselle, a expliqué qu'elle aurait préféré la solution de nationalisation temporaire du site de Florange.

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France Télévisions
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Aurélie Filippetti avec les salariés d'Arcelor Mittal, le 18 mai 2012 à Florange (Moselle). (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP)

FLORANGE – "La parole de cet industriel ne vaut rien." La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, élue de Moselle, n'a pas mâché ses mots mardi 4 décembre sur France Inter au sujet de l'industriel Lakshmi Mittal, propriétaire du site de Florange.

"Il n'y a pas de confiance dans Mittal. Cela fait quatre ans que je suis aux côtés des salariés d'ArcelorMittal et que l'on voit que la parole de cet industriel ne vaut rien", a-t-elle assuré, quatre jours après l'annonce d'un accord entre le gouvernement et ArcelorMittal pour préserver l'emploi.

La ministre préférait la nationalisation temporaire

"Personnellement, pas en tant que ministre mais en tant qu'élue mosellane, j'avais marqué ma préférence nette pour une solution de portage public temporaire de l'entreprise afin qu'elle puisse ensuite passer dans les mains d'un repreneur, d'un industriel de l'acier. Ce n'est pas la solution qui a été retenue", a indiqué la ministre, rejoignant sur ce point son collègue du gouvernement Arnaud Montebourg.

"J'ai une confiance absolue dans le président de la République et dans la vigilance qu'il exercera sur ce dossier", a-t-elle néanmoins ajouté. Pour faire respecter cet accord, l'élue de Moselle a insisté sur "les moyens de pression" dont disposait le président de la République pour "obliger l'industriel à appliquer ce qui aura été décidé par l'Etat".

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