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Pôle emploi a annoncé la création d'une consultation pour lutter contre les agressions et améliorer la sécurité.

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France Télévisions
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Agence du Pôle emploi (Francetv)

La prise d"otages du XI arrondissement, le 17 octobre dernier, avait déjà donné lieu à une mission d"enquête, coordonnée par le CHSCT d"Ile-de-France. Pôle emploi envisage donc de faire de même au niveau national, afin de lutter contre les agressions de ses agents. En 2010, 5.500 agressions ont été recensées, selon le directeur général de l"organisme Christian Charpy.

Le directeur général a également qualifié la prise d"otage « d"évènement intolérable, heureusement isolé », qui « témoigne de la montée des agressions, surtout verbales, mais parfois physiques, dont sont victimes les agents, en hausse de 20% au premier semestre 2011 ». Mais il a refusé de lier cet évènement à une quelconque dégradation du service. "On ne peut pas accepter que les agents fassent l'objet de menaces ou d'attaques", a-t-il lancé, tout en disant comprendre que les "demandeurs d'emploi connaissent des situations difficiles".

Depuis sa naissance en décembre 2008, Pôle emploi a été régulièrement secoué par des conflits sociaux liés au manque de moyens et fait l'objet de critiques pour ses insuffisances en matière d'accompagnement des chômeurs. Des mesures sont déjà en place pour circonscrire les dangers, comme les alertes silencieuses mises en place pour les agents en contact avec le public, qui s'affichent sur les écrans d'ordinateurs. "Il faut s'assurer qu'elles fonctionnent efficacement partout", a souligné le directeur général de Pôle emploi .

Autre mesure préconisée: "systématiser la présence de cadres près des zones d'accueil qui sont souvent le théâtre des agressions, pour prendre en charge les situations difficiles". En revanche, le responsable "n'est pas favorable à la présence de vigiles", jugeant qu'une telle présence peut être "une solution temporaire en cas de problème spécifique mais pas pérenne". Pour lui une solution nettement préférable est la présence "de médiateurs pour faciliter la discussion et résoudre les conflits,mise en place à titre expérimental en Seine Saint-Denis et à Marseille.

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