Cet article date de plus de douze ans.

Perquisitions aux sièges de syndicats étudiants

Quatre syndicats étudiants ont été perquisitionnés jeudi sur commission rogatoire du juge d'instruction Roger Le Loire
Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Jean-Baptiste Prévost, le Président de l'Unef (© France)
Quatre syndicats étudiants ont été perquisitionnés jeudi sur commission rogatoire du juge d'instruction Roger Le LoireQuatre syndicats étudiants ont été perquisitionnés jeudi sur commission rogatoire du juge d'instruction Roger Le Loire

L'enquête sur les retraits suspects en liquide des caisses de l'organisation patronale UIMM a rebondi avec les perquisitions menées aux sièges des quatre syndicats Unef, Fage, Uni et PDE.

Le président de la première organisation étudiante l'Unef Jean-Baptiste Prévost, s'est déclaré très surpris de cette démarche.

"L'Unef n'a jamais bénéficié d'aucun versement que ce soit de la part de l'UIMM", a déclaré M. Prévost à la presse à l'issue de la perquisition.

"Je souhaite que le justice puisse faire son travail, que la justice suive son cours, et que l'Unef puisse être très rapidement mise hors de cause dans cette affaire", a ajouté le président de la première organisation étudiante.

"Par ailleurs, je m'étonne que le patronat puisse prétendre avoir financé une organisation qui l'a mis en échec à de nombreuses reprises dans le passé, notamment dans la bataille contre le CPE (Contrat première embauche) en 2006" ou "en obtenant la reconnaissance des stages hors cursus", a-t-il poursuivi.

"L'Unef a coûté cher au patronat en terme de défaites politiques et certainement pas en termes financiers", a-t-il conclu.

L'enquête sur les retraits suspects en liquide des caisses de l'organisation patronale UIMM, datant de 2000 à 2007, a rebondi jeudi avec des perquisitions aux sièges de plusieurs syndicats étudiants représentatifs.

Point sur l'enquête


Au démarrage de l'affaire en septembre 2007, qui a permis de découvrir que l'IUMM disposait d'une caisse de 600 millions, les syndicats étudiants avaient été mis en cause par l'un des mis en examen dans le dossier de l'UIMM.

Quelque 16,5 millions d'euros ont été retirés en espèces des caisses de l'UIMM entre 2000 et 2007 sous l'autorité de son ancien président Denis Gautier-Sauvagnac, qui a été mis en examen dans cette affaire en compagnie de plusieurs autres dirigeants, notamment pour abus de confiance. Les enquêteurs soupçonnent que ces fonds ont pu servir au financement de syndicats, voire de partis et hommes politiques.

Depuis la révélation de cette affaire en septembre 2007, M.Gautier-Sauvagnac s'est toujours refusé à livrer à la justice les noms des bénéficiaires des retraits suspects. Mis en examen pour "abus de confiance" ainsi qu'une dizaine d'autres dirigeants et cadres de l'organisation, il a déclaré avoir "fluidifié les relations sociales" avec cet argent et admis avoir ordonné les retraits d'espèces sous sa présidence.

Les syndicats de salariés nient de leur côté avoir perçu de l'argent.

La police et le juge envisagent toutes les hypothèses, y compris celle d'opérations de corruption.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers France

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.