Pandémie grippale : la France prête à se vacciner

Le gouvernement se dit prêt à activer son dispositif de vaccination contre la grippe A (H1N1) dès le 28 septembre

Roselyne Bachelot lors de la réunion de crise antigrippale au ministère de l\'Intérieur, le 27 août 2009
Roselyne Bachelot lors de la réunion de crise antigrippale au ministère de l'Intérieur, le 27 août 2009 (© France 3)
Le gouvernement se dit prêt à activer son dispositif de vaccination contre la grippe A (H1N1) dès le 28 septembreLe gouvernement se dit prêt à activer son dispositif de vaccination contre la grippe A (H1N1) dès le 28 septembre

La ministre de la Santé a déclaré jeudi lors d'une conférence de presse que plusieurs millions de doses de vaccins seront disponibles à la mi-octobre sur les 94 millions commandées à quatre laboratoires. La vaccination sera gratuite et facultative.

Mme Bachelot a précisé que la stratégie de vaccination n'était pas encore définitivement arrêtée.

Roselyne Bachelot a annoncé vendredi l'envoi de médicaments antiviraux et de masques de protection supplémentaires pour La Réunion, où la grippe A (H1N1) se propage à grande vitesse. La ministre de la Santé, qui est en déplacement sur l'île de l'océan Indien, a indiqué que 31.000 doses de Tamiflu et 240.000 masques antiprojections s'ajouteraient aux livraisons déjà programmées.

Même si la vaccination n'est pas obligatoire, la ministre de la Santé a souligné qu'elle était recommandée.

"Nous nous mettons en position de proposer la vaccination à toute personne qui le demandera", a déclaré Roselyne Bachelot en ajoutant que deux injections seront nécessaires, les deux doses devant provenir du même laboratoire.

Mais les autorisations de mise sur le marché ne sont pas encore disponibles et on ignore la date précise de livraison des vaccins, des inconnues qui empêchent d'arrêter une stratégie.

"La stratégie vaccinale, pour être fixée, s'appuiera sur un avis que j'ai demandé au haut conseil de santé publique qui, là aussi, s'appuie sur les évaluations des meilleurs experts d'épidémiologie, de virologie et de santé publique, avis qui sera rendu dans les premiers jours de septembre", a dit Roselyne Bachelot.

"C'est sur ces avis que nous proposerons au Premier ministre une stratégie vaccinale à partir de ces éléments et le Premier ministre décidera de vacciner plus progressivement ou selon des périmètres plus limités que la population générale", a-t-elle ajouté.

Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, s'est inscrit en faux contre les voix qui s'élèvent pour estimer que le gouvernement exagère l'importance des risques.

"Aujourd'hui, considérer que le gouvernement en fait trop, je le dis clairement ce sont des propos irresponsables", a-t-il dit lors de la même conférence de presse.