Mise en examen d'un chauffeur de camion dont le chargement a écrasé une religieuse dans l'Hérault

Le chauffeur du semi-remorque est poursuivi pour homicide et blessures involontaires. Les blocs de béton qu'il transportait étaient tombés mercredi sur la voiture de la religieuse.

Une religieuse quinquagénaire est morte écrasée par des blocs de béton tombés d\'un camion, le 22 août sur la route à Taussac-la-Billière dans l\'Hérault.
Une religieuse quinquagénaire est morte écrasée par des blocs de béton tombés d'un camion, le 22 août sur la route à Taussac-la-Billière dans l'Hérault. (CAPTURE ECRAN/GOOGLE MAPS)

Le conducteur du poids lourd dont les blocs de béton étaient tombés mercredi 22 août sur la voiture d’une religieuse à Taussac-la-Billière, dans l'Hérault, a été mis en examen pour homicide et blessures involontaires, rapporte France Bleu Hérault samedi. Le chauffeur de 36 ans est libre, mais il a été placé sous contrôle judiciaire.

Mercredi matin, son semi-remorque a perdu son chargement sur la route départementale 13. Les blocs de béton ont écrasé une voiture dans laquelle se trouvait une religieuse de 51 ans, membre de la communauté Saint-Joseph à Puimisson (Hérault). Un homme de 60 ans a été également grièvement blessé dans l’accident. Deux autres occupants de la voiture ont été plus légèrement blessés. Tous sont membres de la communauté ecclésiastique de Saint-Joseph.

Surcharge et léger excès de vitesse

Selon les premiers éléments de l’enquête, le camion était légèrement surchargé, avec quelques dizaines de kilos en trop. Le conducteur roulait en léger excès de vitesse et c’est dans un virage que son chargement a basculé. Le chauffeur avait également consommé du cannabis, mais cet élément n'a pas été retenu, puisque la consommation peut remonter à plusieurs jours. En revanche, il n’avait pas bu et n'utilisait pas son téléphone. Il avait tous les points sur son permis.

Les investigations menées par les gendarmes se poursuivent pour déterminer si les blocs de béton étaient suffisamment bien attachés et si les sangles utilisées étaient réglementaires.