Bordeaux : Le conducteur de 16 ans qui a forcé un contrôle routier en garde à vue pour tentatives d’homicide volontaire

L'adolescent qui tentait de s'enfuir en renversant des policiers avait été interpellé lundi à Bordeaux. Les policiers lui avaient tiré dessus pour l'arrêter. Blessé, il avait dû être hospitalisé.

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Radio France
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Les faits se sont produits quai de Bacalan à Bordeaux (illustration) (PHILIPPE ROY / PHILIPPE ROY)

L’adolescent de 16 ans qui a été grièvement blessé à Bordeaux (Gironde) dans la nuit du lundi 1er au mardi 2 mars par des tirs policiers alors qu'il voulait échapper à un contrôle routier a été placé en garde à vue mardi, notamment pour "tentatives d'homicide volontaire sur des policiers", indique le parquet dans un communiqué. Connu des services de police, il n’a jamais été condamné.

Le conducteur gravement blessé au thorax

Le mineur avait refusé d'obtempérer lors d’un contrôle routier lundi soir à Bordeaux sur les quais de la Garonne. Il était venu percuter une voiture de police en tentant de s'enfuir. Un des policiers qui avait failli être fauché a tiré à plusieurs reprises. Le jeune conducteur a été blessé au thorax et hospitalisé.

Les deux passagers qui avaient pris la fuite ont également été placés en garde à vue. L’un deux dès lundi des chefs de complicité de tentatives d'homicide volontaire sur personnes dépositaires de l'autorité publique, complicité de refus d’obtempérer aggravé et complicité de conduite sans permis. Son casier judiciaire est vierge. L'autre passager a été interpellé et placé en garde à vue  mercredi pour les mêmes faits. Son casier judiciaire présente une mention pour des faits de conduite en état alcoolique datant de 2019.

Un policier légèrement blessé

Le procureur de Bordeaux a annoncé l'ouverture une information judiciaire à l’encontre du conducteur mineur pour conduite sans permis, refus d'obtempérer aggravé par la mise en danger d'autrui, tentatives d'homicide volontaire sur personnes dépositaires de l'autorité publique et des deux passagers, pour complicité de refus d'obtempérer aggravé par mise en danger de la vie d'autrui et enfin pour complicité de conduite sans permis de conduire, "en récidive légale pour celui qui avait déjà été condamné pour conduite sous l'empire d'un état alcoolique".

Lors de la tentative d'interpellation, un policier avait été légèrement blessé. Ce mercredi soir, l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN), saisie, a estimé dans ses premières conclusions que "la légalité de l’usage" des armes des policiers n’est pas remise en cause, rapporte France Bleu Gironde.

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