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Neuf personnes ont été mises en examen samedi dans l'affaire du projet d'évasion d'un auteur des attentats de 1997

Parmi elles: l'islamiste Djamel Beghal. Huit des suspects ont été incarcérées, le neuvième a été placé sous contrôle judiciaire, selon une source judiciaire.L'enquête porte sur un projet d'évasion de Smain Aït Ali Belkacem, ancien membre du Groupe islamique armé (GIA) algérien.
Article rédigé par Laurent Ribadeau Dumas
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 2 min
Le Palais de Justice de Paris (© Ministère de la Justice)

Parmi elles: l'islamiste Djamel Beghal. Huit des suspects ont été incarcérées, le neuvième a été placé sous contrôle judiciaire, selon une source judiciaire.

L'enquête porte sur un projet d'évasion de Smain Aït Ali Belkacem, ancien membre du Groupe islamique armé (GIA) algérien.

Celui-ci avait été condamné en 2002 à la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir commis un attentat à la station RER Musée d'Orsay à Paris le 17 octobre 1995. 30 personnes avaient été blessées au cours de cet attentat.

Des éléments recueillis lors des perquisitions et des écoutes confortent les soupçons des enquêteurs sur un projet d'évasion du suspect, incarcéré à la centrale de Clairvaux (Aube), selon la source judiciaire. Djamel Beghal et Smain Aït Ali Belkacem ont été mis en examen pour "direction d'un groupe terroriste", a indiqué la source judiciaire. Le projet concernait également Fouad Bassim, qui purge, également à Clairvaux, une peine de prison pour un braquage et une tentative de meurtre.

Sept autres personnes ont été mises en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Parmi elles figurent Thamer Bouchnak, Chérif Kouachi et Mohamed El Ayouni, membres d'une filière dite des "Buttes-Chaumont"
(Paris XIXe) d'envoi de jihadistes vers l'Irak.

Un plan de la centrale de Clairvaux et un fusil d'assaut ont été saisis lors des perquisitions, selon la même source. L'un des mis en examen se présentait en tenue de jihadiste et armé du fusil d'assaut sur une vidéo retrouvée sur un portable saisi au cours de l'enquête, a-t-on précisé.

Quatorze personnes avaient été interpellées mardi 18 mai près de Paris et dans le Cantal dans le cadre de cette enquête. Djamel Beghal avait été arrêté dans l'hôtel dans lequel il était assigné à résidence à Murat (Cantal). Les enquêteurs avaient eu vent de ce projet par des écoutes téléphoniques "corroborées par des surveillances", ont confié des sources proches de l'enquête.

Djamel Beghal avait été arrêté en juillet 2001 aux Emirats arabes unis, alors qu'il rentrait en France après un long séjour à la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan. Selon les spécialistes du terrorisme, cette zone abrite des camps d'entraînement de talibans et de combattants d'Al-Qaïda. Djemal Beghal a été condamné à dix ans de prison en 2005, notamment pour avoir projeté un attentat contre l'ambassade des Etats-Unis à Paris. Déchu de sa nationalité française, il est visé depuis le 19 septembre 2007 par un arrêté d'expulsion, bloqué dans l'attente d'une décision de la Cour européenne des droits de l'homme.

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