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Mieux vaut prévoir ses vacances pour ne pas rater son séjour. Comment ? En prenant 2-3 précautions pour rester en forme

Déshydratation, noyade, piqures d'insectes, MST... l'été peut devenir celui de tous les dangers si vous n'y prenez garde. Quelques précautions éviteront le pire.Ainsi, trousse d'urgence et prévention sont les partenaires des estivants prévoyants Voir aussi les recommandation de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments).
Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Afrique
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Temps de lecture : 18 min.
La plage de Biscarrosse, été 2010. (AFP/JEAN-PIERRE MULLER)

Déshydratation, noyade, piqures d'insectes, MST... l'été peut devenir celui de tous les dangers si vous n'y prenez garde. Quelques précautions éviteront le pire.

Ainsi, trousse d'urgence et prévention sont les partenaires des estivants prévoyants Voir aussi les recommandation de l' Agence française de sécurité sanitaire des aliments).

Quand on part en vacances, on ne pense pas à la maladie. Une bonne trousse d'urgence permet de parer aux petits bobos...

Et il n'est pas nécessaire de partir au bout du monde pour avoir besoin de quelques médicaments ou pansements de première urgence. En randonnée, à la plage ou en balade, il faut pouvoir panser l'ampoule invalidante comme le genou écorché.

La composition de votre trousse d'urgence sera toutefois adaptée à votre destination, à la durée de votre séjour et à votre mode de voyage. Avant de partir vers des destinations où la situation sanitaire laisse à désirer, il vaut mieux voir votre médecin pour lui demander conseil et qu'il vous prescrive les indispensables seulement délivrés sur ordonnance.

Les formes orales solides - comprimés, gélules - sont à privilégier aux formes liquides qui se conservent moins bien lorsqu"elles sont ouvertes, des contaminations bactériennes pouvant survenir. A déconseiller les flacons de verre qui peuvent se casser dans la valise. De même, les suppositoires sont souvent sensibles à la chaleur et fondent. N"oubliez pas d"emporter les médicaments dans leur boite ou au moins avec la notice pour éviter les erreurs de posologie.

Trousse de secours pour premiers soins
-Un antiseptique local en unidoses ou en compresses imprégnées.
-Des dosettes de sérum physiologique.
-Un collyre antiseptique en unidoses.
-Un hémostatique.
-De la pommade ou du tulle gras en cas de brûlures.
-Une pommade "anti-coups" à base d'arnica.
-Une pommade apaisante contre les démangeaisons.
-Un médicament contre la fièvre de type aspirine, paracétamol, ibuprofène.
-Un antiseptique intestinal en cas de dérangement.
-Inversement, un laxatif.
-Une solution de réhydratation, avec de jeunes enfants.
-Un anti-acide pour combattre les aigreurs d"estomac.
-Un antiseptique urinaire pour les personnes sujettes aux cystites.
-Un antifongique gynécologique.
-Des préservatifs.

-Un aspivenin
-Une paire de ciseaux.
-Une pince à épiler.
-Un thermomètre.
-Des pansements de différentes tailles.
-Des bandelettes adhésives de suture.
-Des pansements hydrocolloïdes pour les ampoules.
-Des bandes.
-Des épingle de sûreté.

Quand le thermomètre monte dans le rouge, attention au coup de chaleur, à la déshydratation et aux coups de soleil

Chacun peut être victime de déshydratation et plus particulièrement les enfants, les personnes invalides ou fragilisées par une station allongée prolongées et les personnes âgées. Ces populations sont à risque dans la mesure où elles peuvent oublier de boire.

L'été, la chaleur nécessite impérativement une compensation des pertes en eau dues à la sudation - phénomène naturel de rafraîchissement du corps -, sans quoi la déshydration guette. Au-delà de 21 degrés, le corps réclame 0,5 litre par degré de plus. Grave chez l'adulte, la déshydratation l'est encore plus chez les personnes fragiles et les enfants - un bébé est composé à 80% d'eau contre 65% pour un adulte - qui disposent de peu de réserves.

La régulation thermique des enfants en bas âge étant encore mal établie, ils transpirent plus que leurs aînés. Les plus jeunes sont incapables de se servir à boire seuls quand le besoin se fait sentir et les autres, souvent pris par leurs jeux, ne pensent pas à le faire. Proposez-leur souvent à boire, Ayez, pour les tout-petits, des biberons d'eau à disposition. Ne les amenez pas à la plage entre 11 et 16h, couvrez-les de vêtements amples et légers pour éviter les coups de soleil, lunettes obligatoires, et tartinez-les de protection solaire maximale.

Quant aux personnes âgées, l'éventuelle perte de leur capacité d'initiative ainsi que l'altération de leur capacité d'adaptation aux fortes températures peuvent aggraver certaines pathologies, notamment cardiaques.

Pour éviter la surmortalité des personnes âgées en période de canicule, ces dernières doivent impérativement se mouiller le corps, sans boire démesurément. En effet, les personnes âgées ne transpirent quasiment plus. Au-delà de 65 ans, les femmes sont plus sensibles à la chaleur que les hommes. Si elles boivent trop, elles risquent des oedèmes des membres inférieurs, voire du poumon, puisqu'elles n'éliminent pas l'eau par la transpiration.

Un conseil: du repos dans une pièce climatisée si possible, le rafraîchissement des avant-bras et du visage avec un linge humide.

A prendre au sérieux également, le coup de chaleur, qui se manifeste par des nausées, vertiges, sueurs et autres "mouches" devant les yeux, car il peut entraîner un coma voire la mort.

Les signes annonciateurs
Enfants en bas âge
: une peau sèche et chaude après une période de transpiration excessive, des signes neurologiques allant de la somnolence à l'hyper-excitabilité, une torpeur plus ou moins profonde, accompagnée ou pas de convulsions et d'une fièvre élevée, constituent des indices sérieux.

Personnes âgées: les signes d'alerte sont notamment l'apparition d'un accroissement de la fréquence respiratoire, la survenue de vertiges, de chutes ainsi que de troubles de la conscience sont autant d'éléments alarmants.

Prévention: un adulte bien portant devra boire au moins un litre et demi à deux litres d'eau par jour et manger des légumes, des fruits - composés de 75 à 95% d'eau - et des laitages - 70%. La viande n'en contient que 30%.

En règle générale...
-Chapeau, lunettes de soleil, écran total et T-shirt sont obligatoires pour les enfants qu'on n'amènera pas à la plage durant les heures les plus chaudes de la journée, entre 11h et 16h. Soleil et sport sont formellement déconseillés pour tous à ces mêmes heures.
-Des vêtements clairs en coton ou en lin sont préconisés car ces derniers sont isolants et évitent l'évaporation de l'eau du corps.
-Les lieux confinés (landaus, voitures) ou non aérés sont à proscrire, surtout pour les tout-petits et les personnes dépendantes.
-Pour les voyageurs tenus de prendre la route, les médecins recommandent d'éviter les grands trajets en voiture. Des arrêts répétés permettront à la fois de prévenir la déshydratation ou l'assoupissement, source fréquente d'accident.

Agir vite
Lors d'un coup de chaud, allongez la personne à l'ombre, au calme, un tissu frais et humide sur la nuque.
Donnez-lui à boire un liquide salé et, surtout, prévenez les secours immédiatement. Une réhydration en intraveineuse peut être nécessaire.
Si la déshydratation est sévère, il faut conduire le patient à l'hôpital. En attendant sa prise en charge, refroidissez-lui le corps avec de l'eau.

La plage, vrai bonheur pour les enfants, peut vite devenir un cauchemar pour leurs parents. Petit tour d'horizon...

Qui ne se souvient pas d'une méchante coupure sur un rocher, avec un coquillage ou en marchant sur un objet rouillé enfoui dans le sable ?

Passé les hurlements du bambin qui alertent le parent en particulier et la plage en général, une prise en main énergique du petit blessé s'impose.

Coupure ou blessure
-Que l'objet soit déterminé ou non ou qu'il s'agisse d'un coquillage, il faut impérativement bien laver la plaie à l'eau et au savon. Bien la sécher ensuite avec un tissu propre avant d'aseptiser avec une compresse stérile. Evitez d'utiliser du coton qui peut laisser des fils dans la plaies.

-N'utilisez pas d'alcool pour désinfecter la plaie mais un produit qui ne pique pas. Ne croyez pas que l'eau de mer désinfecte. Au vu de la concentration de personnes au mètres carrés, l'eau peut même être un nid à microbes, tout comme le sable d'ailleurs.

-Si l'enfant a un comportement anormal ou en cas de fièvre post-traumatique, consultez. Si la plaie est béante, peut-être aura-t-il besoin de points de suture. Le poste de secours sur les plages surveillées seront en mesure d'évaluer le degré d'importance de la blessure. En cas d'incapacité de l'enfant à marcher, n'essayez pas de le déplacer mais allez chercher les secours immédiatement, une fracture est toujours possible.

Avec le sable
-Un enfant, surtout un bébé, porte tout à sa bouche. Si vous constatez qu'il a du sable dans la bouche, passez-le sous la douche pour tenter de lui en enlever un maximum avec la poire.

-S'il s'en met dans les yeux, tenez-lui les mains pour qu'il ne se les frotte pas. En cas contraire, il peut se blesser l'oeil avec les grains de sable. Vous pouvez amener avec vous du sérum physiologique avec lequel vous lui nettoierez les yeux sans utiliser toutefois de compresse. Cette dernière pourrait aggraver la situation. Si vous n'avez pas de sérum physiologique, un peu d'eau minérale fera l'affaire en attendant d'arriver au poste de secours.

-Si l'oeil reste rouge, larmoyant et commence à se remplir de pus (conjonctivite), consultez.

-En cas d'étouffement par un corps étranger qui passe dans les voies aériennes, l'enfant peut vite suffoquer et devenir bleu. Faites vite, le temps est compté. Tenez-le dos contre vous, penchez-vous un peu et appuyez-lui sur le ventre d'un coup sec, mais sans violence, avec vos deux poings en remontant vers le haut. La pression peut lui faire recracher l'objet. Appelez les secours rapidement.

-Les déjections d'animaux sur les plages amènent des petits bobos de types champignons. Si vous constatez des rougeurs anormales sur la peau d'un bébé - en forme d'anneau, par exemple - pensez-y. Votre pharmacien pourra vous conseiller sur une crème antifongique. Ce genre de désagrément n'est pas à proprement parler de douloureux, mais reste généralement long à traiter.

Prévention
-Emportez des sandales en plastique qui lui permettront de se déplacer en toute sécurité.
-Placez un bébé sur un siège qui le met hors de portée du sable ou sur une grande serviette.
-Prévoyez un petit matériel d'urgence de type, pansement, petit désinfectant, sérum physiologique...

Une piscine dans un jardin, un plan d'eau, la mer sont des sources de plaisir mais aussi de risques pour les tout-petits

Même s'il y a peu de noyades en France chaque année dans les piscines privées, des précautions peuvent éviter ce type d'accident. Dans tous les cas, rien ne vaut une surveillance et une vigilance accrues des adultes mais, si l'enfant tombe à l'eau, apprenez les gestes qui sauvent. Les deux tiers des noyades en piscine se produisent entre 15h et 19h, surtout à cause d'un défaut de surveillance.

Avant 6 ans, danger maximal
-Jusqu'à 3 ans, un bébé qui a la tête sous l'eau n'a pas le réflexe de bloquer sa respiration, ni de se relever. Il suffit de quelques secondes pour que l'enfant se noie dans quelques centimètres d'eau.

-Attention également aux bassines, baignoires et autres trous d'eau en bord de mer. Sachez que même un enfant habitué tôt à l'eau ne pourra pas nager correctement avant 5 ou 6 ans. Des brassards ou un maillot-bouée évitent l'immersion.

Equipez la piscine de dispositifs de sécurité
-
La loi du 4 janvier 2003 impose un dispositif de sécurité normalisé pour les piscines privées enterrées non closes: barrière, couverture de sécurité, alarme ou abri. Les normes stipulent qu'il s'agit de barrières d'au minimum 1,10 mètre, de couvertures rigides (couvercles) à ne pas confondre avec les bâches qui ne sont en aucun cas un équipement de sécurité, d'abris couvrant toute la piscine (et que seul un adulte peut ouvrir) ou encore d'alarmes qui détectent les chutes ou les passages.

Posez des revêtements de sol antidérapants
-Ils seront apposés autour de la piscine et sur l'escalier d'accès. Ils éviteront les chutes dans l'eau et les chocs à l'origine d'une bonne partie des noyades.
L'eau du bassin
-La transparence de l'eau doit permettre de voir parfaitement au fond du bassin les lignes de nage ou un repère sombre de 30 cm placé au point le plus profond.
Douche
-Passez-le sous la douche et dans le pédiluve avant tout bain. Cela évitera qu'il soit saisi par la température de l'eau, surtout si la température est caniculaire (attention aussi aux hydrocutions).

Les gestes qui sauvent
-Sortez l'enfant en difficultés de la piscine ou du plan d'eau.
-Dégagez-lui la bouche de ce qui peut l'encombrer: débris de plantes, rejets dus à des vomissements...
-Faites-lui du bouche-à-bouche.
-En cas d'arrêt du coeur, pratiquez un massage cardiaque externe.
-Parallèlement, les services d'urgence doivent être immédiatement appelés.

Evitez d'amener votre enfant à la piscine tant que les trois injections obligatoires du vaccin contre la poliomyélite, vers cinq mois environ, n'ont pas été faits.

A l'heure de la recrudescence du sida et des maladies sexuellement transmissibles, il faut mieux prévenir que guérir.

Attention aux retours de vacances avec une infection ou une maladie sexuellement transmissibles (MST ou IST). Dans certains cas, elles se soignent très bien. Dans d'autres, le pronostic n'est pas toujours aussi bon.

Au moindre doute, au moindre signe, consultez. Ne prenez jamais aucun traitement seul, des analyses sont souvent indispensables pour déterminer la maladie en cause et la posologie. En cas d'infection, prévenez votre partenaire pour qu'il puisse se soigner. Les MST passent parfois inaperçues et sont d'autant plus longues à traiter qu'elles sont prises tardivement.

Le préservatif reste le seul moyen de protection (pénétration, fellation) contre le sida mais aussi contre d"autres infections.

Même si les maladies sexuellement transmissibles d'origine infectieuse se soignent, surtout, elles se préviennent.

Les signes qui doivent vous mettre la puce à l'oreille
Chlamydiase
-Incubation de 1 à 3 semaines.
-Signes: brûlures au niveau uro-génital mais parfois asymptomatique chez les femmes.
-Evolution: guérison rapide après traitement. A savoir: 5% des femmes et de 3 à 7% des hommes hébergent ce germe responsable d"une grande partie des infertilités. Sans traitement, le germe peut entraîner des infections génitales hautes avec atteinte de l"utérus et des trompes.

Trichomonase et mycoplasme
-Incubation: de 1 à 4 semaines.
-Signes: écoulements verdâtres ou blanchâtres (mycoplasme), brûlures, rougeurs, démangeaisons uro-génitales et forte odeur.
-Evolution: guérison rapide après traitement.

Condylôme
-Incubation: de 1 à 8 semaines.
-Signes: crêtes de coq au niveau uro-génital.
-Evolution: bon pronostic si pris à temps.

Blennorragie gonococcique
-Incubation: de 1 à 2 semaines.
-Signes: pertes jaunes, brûlures et rougeurs des organes génitaux chez l'homme, possible salpingite (inflammation des trompes) chez la femme.
-Evolution: bonne si prise à temps et avec un traitement adapté.

Herpès génital
-Incubation: environ 7 jours.
-Signes: brûlures localisées, vésicules, ganglions à l'aine et fatigue.
-Evolution: récidive dans les deux tiers des cas.

Mycoses
-Incubation: jusqu'à 8 semaines.
-Signes: pertes, brûlures, rougeurs, démangeaisons uro-génitales.
-Evolution: guérison rapide avec un traitement.

Syphilis
-Incubation: de 2 à au moins 4 semaines.
-Signes: formation d'un chancre syphilitique (ulcération de la peau) dans un premier stade, plaies et ganglions.
-Evolution: si pas traité à temps, syphilis secondaire - qui, elle, peut passer inaperçue - voire tertiaire au bout de nombreuses années. A ce niveau, on constate des lésions irréversibles du système nerveux. Pronostic grave.

VIH
-Incubation: 2 semaines.
-Signes: primo-infection donnant des éruptions cutanées, diarrhées, fièvre, ulcérations, fatigue.
-Evolution: prophylaxie dans les 48h en cas de doute. Chronicité, évolution vers un sida. Renseignements: SIDA INFO SERVICE: 0 800 840 800

Pour ne pas se gâcher les vacances, quelques trucs pratiques quand on s'est fait piquer par un indésirable.

Abeilles, serpent ou autres méduses se trouvent parfois sur notre chemin ! Qu'on n'y prenne garde et nous voilà fiévreux et tout endoloris. Voici quelques espèces qui méritent d'être prises au sérieux, notamment quand elles s'attaquent aux enfants ou aux personnes allergiques.

Les insectes
Moustiques
Habitants d'endroits sombres et humides, ils attaquent à la tombée du jour et, à moins d'une réaction allergique, peuvent provoquer des lésions de grattage.
-Que faire ?
Désinfecter la peau à l'endroit de la piqure et, notamment quand il s'agit d'un enfant, appliquer ensuite une crème antiprurigineuse, anti-histaminique ou anti-inflammatoire, selon le degré de réaction (à voir avec votre médecin).
-Le mieux est de prévenir:
Porter des vêtements longs à la tombée du jour, les parties du corps non couvertes pourront être bagigeonnées avec des produits répulsifs, à base de citronnelle notamment. Souvent en spray, certains d'entre eux peuvent traiter aussi bien la peau que les vêtements et possèdent une durée d'action de plusieurs heures.
Le plus efficace pour dormir reste la moustiquaire, surtout dans les pays chauds et humides. Attention, dans certaines parties du monde, le moustique est vecteur de malaria. Renseignez-vous si vous partez à l'étranger.

Aoûtats
Ces acariens se multiplient l'été dans l'herbe. C'est sa lente qui, en entrant sous la peau où elle meurt, provoque les démangeaisons.
-Que faire ?
Désinfecter localement et utiliser un antiparasitaire.

Taons
En Europe, ces grosses mouches plates qui opèrent de jour, jettent leur dévolu sur les boeufs, les moutons, les chevaux et... les hommes. Avec leurs mandibules en forme de couteau, elles tranchent dans le vif, provoquant une douleur intense susceptible d'entraîner un oedème rouge assez important. Dans quelques rares cas, les taons peuvent aussi contaminer leurs victimes en leur inoculant des parasites présents dans le sang que les femelles transportent.

Ceux qui auront été piqués devront retirer le dard à l'aide d'une pince à épiler désinfectée et appliquer de la glace ou de l'eau fraîche sur la plaie pour apaiser la douleur. Il est très important de désinfecter soigneusement les lésions avec des solutions antiseptiques en raison des agents pathogènes véhiculés par les taons.

Pour calmer les démangeaisons et les gonflements, il est aussi conseillé d'appliquer des pommades antiprurigineuses et antihistaminique. Un antalgique de type paracétamol, aspirine ou ibuprofène calmera la douleur.

Abeilles, frelons, guêpes...
Hormis l'abeille, frelons et guêpes peuvent piquer plusieurs fois.
La douleur est vive et on assiste à une démangeaison accompagnée de rougeur, de gonflement. Le frelon provoque même un oedème très prurigineux. Ces piqures sont à prendre très au sérieux, notamment en fonction de leur siège, de leur nombre, quand l'insecte pique certaines parties du corps (gorge, bouche), et si la personne est allergique.
-Que faire ?
Désinfecter, retirer le dard, faire un chaud-froid pour limiter la diffusion du venin puis la douleur. Faire appel aux secours en cas de détresse respiratoire ou de gonflement anormal. Si la personne est allergique, étendez-la et appelez d'urgence un médecin. En cas de localisation dans la bouche ou la gorge, appelez immédiatement un service d'urgence.
Dans tous les cas, limitez les dégâts avant: refermez les bocaux sucrés rapidement; ne buvez pas au goulot une boisson sucrée; ne laissez pas de corbeille de fruits auprès de la table et apprenez aux enfants à ne pas faire de grands gestes quand un insecte leur tourne autour.

Araignées, scorpions
Certaines sont venimeuses, notamment dans des régions comme la Corse ou la Provence.
Leur morsure, parfois accompagnée de cloque provoque une douleur au bout de quelques minutes à plusieurs heures.
-Que faire ?
Des compresses d'alcool à appliquer sur la morsure sont recommandées. On pourra utiliser un anti-inflammatoire ou un antalgique locaux. Des infections secondaires sont à craindre. Surveiller donc l'évolution de la plaie.
Les scorpions sont peu dangereux en France mais prendre les mêmes précautions que pour les araignées en raison de possibles infections secondaires.

Les reptiles
Serpents

Sous nos latitudes, il faut se méfier de la vipère dont la morsure sur n'importe quel endroit du corps est redoutable. Les premiers signes d'une morsure se caractérisent par un gonflement et une marque de crochets. Viennent simultanément une douleur vive et fugace. Sans prise en charge de la personne rapidement, l'évolution peut être foudroyante en 18 à 24h.
-Que faire ?
Allonger la personne et désinfecter la plaie. Glacer la zone pour éviter la propagation du venin. Ne rien faire d'autre et consulter tout de suite pour l'injection d'un sérum.
Si vous êtes loin de tout et que vous vous trouvez sur une zone à serpents, vous pouvez, le temps de trouver des secours, vous servir d'aspivenin - espèce de seringue qui permet d'extraire un peu de ce dernier -, à condition toutefois que vous ayez pensé à l'apporter.
Là encore, une bonne prévention est conseillée: portez de grosses chaussures dans les hautes herbes.

Les poissons et autres méduses
Méduses
A leur contact naît immédiatement une sensation de brûlure intense ou de décharge électrique pouvant provoquer contractures ou éruptions cutanées de type toxico-allergique.
-Que faire ?
Oter les restes de filaments, désinfecter à l'alcool et passer une crème apaisante. La douleur passe généralement au bout de 15 à 20 minutes.

Vives, raies, rascasses
La vive est un poisson enfoui aux trois-quarts dans le sable. Au moindre contact avec sa nageoire dorsale, il envoie une décharge électrique aiguë et paralysante. Les raies et rascasses sont tapies sur le sable. Les aiguillons venimeux de ces poissons provoquent douleurs, élancements, oedèmes, légers saignements. Une surinfection est toujours à redouter.
-Que faire ?
Oter l'aiguillon, désinfecter, créer un chaud-froid et consulter impérativement si syncope, nausées ou gonflement allergique.

Oursins
Marcher sur un oursin laisse des traces: ses piquants cassent et se fichent sous la peau. La douleur est vive et une infection secondaire n'est vraiment pas à négliger.
-Que faire ?
Désinfecter avec, par exemple de l'eau de Javel très diluée, avant d'ôter les piquants avec une pince à épiler. Y retourner quelques jours plus tard, les aiguilles encore sous la peau ont tendance à remonter à fleur de peau. Le mieux est de prévenir avec les célèbres chaussures de plage en plastique, les bien-nommées méduses.

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