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Martine Aubry, Premier ministre ? "Pourquoi pas"

L'ex-première secrétaire se dévoile à "Paris Match". FTVi vous détaille les quatre infos qu'il faut retenir de ses confidences.

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France Télévisions
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Martine Aubry sur le plateau du "Grand journal" de Canal+, le 14 octobre 2011. (PATRICK KOVARIK / AFP)

POLITIQUE - Après la rue de Solférino, Matignon ? Après avoir quitté la tête du PS, l'ex-première secrétaire du PS, Martine Aubry, se confie dans un entretien publié mercredi 19 septembre sur le site de Paris Match. FTVi vous détaille les quatre éléments à retenir de ces confidences de la maire de Lille.

1Matignon : un petit oui

"Si les circonstances économiques ou sociales s'y prêtent, s'imagine-t-elle un jour à Matignon ?", lui demande-t-on. "Mon objectif dans la vie n'est pas, comme d'autres, d'être Premier ministre. Mais si un jour c'est là où je me sens le plus utile, pourquoi pas ?", répond Martine Aubry, qui loue toutefois les qualités de Jean-Marc Ayrault, "un homme qui a une vraie morale et une grande honnêteté".

Après la publication de l'interview, l'entourage de la maire de Lille a toutefois apporté un bémol, indiquant que l'ex-première secrétaire n'a "pas tenu ce propos tel qu'il est rapporté". "Elle a indiqué lors de cet entretien qu'elle ne se projetait pas, qu'elle n'avait jamais rêvé d'être ministre, Premier ministre ou présidente", a-t-on ajouté.

2Pourquoi elle n'est pas rentrée au gouvernement

Martine Aubry revient aussi au cours de cet entretien sur la formation du gouvernement. Elle assure que François Hollande lui a fait une proposition : "Si tu veux entrer au gouvernement à côté de Jean-Marc, je suis bien entendu d'accord. Qu'en penses-tu?", rapporte-t-elle. "J'ai répondu : 'Nos deux personnalités côte à côte, ce n'est pas une bonne idée, ni pour Jean-Marc ni pour moi, car je vois mal ce que j'apporterais de plus. On en est resté là. Cela a pris trente secondes""J'ai toujours su que François prendrait Jean-Marc. Il ne sait travailler qu'avec des gens qui lui sont proches depuis toujours", poursuit-elle. Et pourquoi pas le ministère de la Culture, sa "passion" ? "Personne ne me l'a proposé."

3Sa succession au PS

L'ex-première secrétaire du PS revient en outre sur sa succession pour dire que le choix d'Harlem Désir n'a donné lieu à "aucun drame". Elle en veut aux proches de François Hollande, comme Stéphane Le Foll et Bruno Le Roux, "toujours aux mêmes aigris", qui parlent à la place du chef de l'Etat. "Avec Jean-Marc [Ayrault], nous avons fait la tournée générale pour convaincre qu'il [Harlem Désir] est le symbole du rassemblement tandis que le numéro deux Guillaume Bachelay, 38 ans, est celui du renouveau", fait valoir Martine Aubry. Alors pourquoi n'a-t-elle pas dit plus tôt qu'elle préférait Désir à Cambadélis ? "Si j'avais annoncé Harlem dès juillet, il aurait été sali, abîmé, massacré", répond-elle.

4"J'ai décidé de manger pour tenir le coup"

Martine Aubry confie aussi que ses quatre années passées à la tête du PS ont été rudes. "Quand on stresse, soit on prend des médicaments, soit on compense. Moi, j'ai décidé de manger pour tenir le coup." Au total, elle avoue à Paris Match avoir pris 12 kilos, mais elle prévient : "Attendez six mois et vous verrez le changement."

Elle dit enrager d'entendre "autant de contrevérités sur elle venant de sources socialistes jamais identifiées". Qu'on l'ait traitée de "menteuse", elle dit que c'est "insupportable". "Pour moi, le mensonge, c'est la pire de choses. C'est la malhonnêteté".

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