Les douze pompiers mis en examen sont suspendus de leurs fonctions

Il s'agit d'une mesure administrative conservatoire, en attendant une éventuelle décision de justice. Les sapeurs-pompiers conservent donc une partie de leur solde. 

Les pompiers de Paris en action, le 12 janvier 2011.
Les pompiers de Paris en action, le 12 janvier 2011. (LOIC VENANCE / AFP)

Les sanctions tombent après la mise en examen de douze pompiers dans l'affaire de viol et violences présumés sur des engagés de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP). Les pompiers incriminés ont été suspendus de leurs fonctions, dimanche 13 mai.

Il s'agit d'une "mesure administrative conservatoire dans l'attente d'une décision de justice ou disciplinaire", a précisé le lieutenant-colonel Pascal Le Testu, porte-parole de la BSPP. Les mis en examen "conservent une partie de leur solde", la suspension entraînant la perte d'"un certain nombre de primes". Le commandement de la brigade mène également une enquête interne, en parallèle de l'instruction judiciaire. 

Pas de "complaisance"

"Le bizutage est contraire à nos valeurs, il est strictement interdit par le commandement et tout manquement est lourdement sanctionné", a ajouté le lieutenant-colonel, démentant "formellement toute complaisance du commandement vis-à-vis du bizutage, des actes humiliants et dégradants".

Il répond ainsi aux accusations de l'avocat des deux victimes. Me Nicolas Cellupica a mis en cause, samedi, les autorités militaires. 

Stéphanie Perez et les équipes de France 2