Les deux journalistes français enlevés en Afghanistan sont "bien traités et en "bonne santé" selon Paul Nahon

Le directeur des programmes d'information de France 3 est intervenu dimanche soir sur le plateau du 19/20 pour donner des précisions au sujet d'une vidéo reçue par plusieurs médias.Dans cet enregistrement, les deux journalistes assurent être bien traités mais insistent sur le fait qu'ils trouvent le temps long.

Paul Nahon, directeur des programmes d\'information de France 3, dimanche 14 février.
Paul Nahon, directeur des programmes d'information de France 3, dimanche 14 février. (France 3)

Le directeur des programmes d'information de France 3 est intervenu dimanche soir sur le plateau du 19/20 pour donner des précisions au sujet d'une vidéo reçue par plusieurs médias.

Dans cet enregistrement, les deux journalistes assurent être bien traités mais insistent sur le fait qu'ils trouvent le temps long.

Discrétion de rigueur dans cette affaire
"Ces images datent d'il y a déjà trois semaines", a indiqué Paul Nahon. "Mais depuis nous avons reçu d'autres preuves de vie. On peut dire ce soir que nos deux confrères et leurs trois accompagnateurs sont en bonne santé et qu'ils sont bien traités", a-t-il ajouté.

"Nous avons choisi de masquer ces images comme nous le faisons dans chaque cas de prise d'otage et par égard vis-à-vis des familles, sans oublier que cette vidéo a peut-être été tournée sous la contrainte", a-t-il précisé.

La discrétion, réclamée par ailleurs à tous les médias dimanche par le Quai d'Orsay, est pour le responsable de France 3 "la condition sine qua non pour une libération rapide de nos deux confrères".

Un contact a été établi avec les ravisseurs
Dans cette vidéo d'un peu plus de deux minutes, les deux journalistes enlevés en Afghanistan il y a 47 jours alors qu'ils travaillaient pour le magazine "Pièces à Conviction" de France 3 en appellent au gouvernement pour que les négociations avancent.

"Un contact a été établi par les autorités françaises avec les ravisseurs", a déclaré à ce sujet Paul Nahon, ajoutant que "tous les services de l'Etat sont mobilisés depuis le 1er jour 24 heures sur 24 pour arriver à une issue heureuse. Le fil de la négociation est encore très fragile mais les choses avancent", a-t-il assuré.

Les deux journalistes dont le nom n'a pas été révélé, ont été enlevés le 30 décembre avec trois accompagnateurs afghans sur la route entre Surobi et Tagab, dans la province de Kapisa (est), sous contrôle sécuritaire des troupes françaises, avec lesquelles ils avaient passé plusieurs semaines.