Les deux etarras présumés, arrêtés dimanche dans la Creuse, ont été mis en examen et placés en détention à Paris

Itziar Moreno, 29 ans, et Oier Gómez Mielgo, 28 ans, ont été mis en examen jeudi soir par les juges antiterroristes Laurence Le Vert et Yves Jannier, notamment pour tentatives d'homicides sur des gendarmes, port d'armes, faux et usage de faux, recel de vols, le tout en relation avec une entreprise terroriste, a dit vendredi une source judiciaire.

Un gendarme posté près d\'un péage (archives)
Un gendarme posté près d'un péage (archives) (AFP / Denis Charlet)

Itziar Moreno, 29 ans, et Oier Gómez Mielgo, 28 ans, ont été mis en examen jeudi soir par les juges antiterroristes Laurence Le Vert et Yves Jannier, notamment pour tentatives d'homicides sur des gendarmes, port d'armes, faux et usage de faux, recel de vols, le tout en relation avec une entreprise terroriste, a dit vendredi une source judiciaire.

Ils ont été placés en détention provisoire, conformément aux réquisitions du parquet, selon cette source. Les deux membres présumés de l'ETA avaient été arrêtés dimanche 10 avril matin à l'issue d'une course-poursuite de près de dix-huit heures entre la Creuse et la Corrèze.

Selon les médias espagnols, Itziar Moreno est soupçonnée d'avoir participé à l'attentat contre la radio et télévision basque en 2008 à Bilbao tandis que Oier Gomez Mielgo aurait appartenu à une base de l'ETA au Portugal, suspectée par les autorités espagnoles d'avoir abrité une fabrique d'explosifs.

Lundi 11 avril, le mouvement indépendantiste basque Batasuna a jugé "inacceptable" la fusillade survenue dans le sud de la France, et "absolument pas compatible" avec les engagements pris par l'ETA, qui a annoncé le 10 janvier une trêve permanente.

Itziar Moreno et Oier Gómez Mielgo, membres présumés de l'organisation séparatiste basque ETA, ont été arrêtés à Croze (Creuse) dimanche après un échange de tirs qui n'a pas fait de blessé.

Ces faits sont "extrêmement graves", affirme dans un communiqué la gauche abertzale, un mouvement informel regroupant les militants de Batasuna, interdit depuis 2003 en Espagne, et qui a pris ces derniers mois ses distances avec la lutte armée. Le communiqué demande que soient données "dès que possible" "les explications pertinentes pour que soient éclaircis les faits".

Un gendarme avait été blessé par balle samedi 9 avril à 17H à Vallière, à un barrage où la conductrice n'avait pas voulu s'arrêter. Les deux militaires qui effectuaient ce contrôle de routine ont alors pris la voiture en chasse. Le passager a sorti une arme de poing, faisant feu quatre fois en direction du véhicule de gendarmerie. Le gendarme au volant a été touché à la clavicule.

Passés en Corrèze, les deux fuyards ont de nouveau tiré sur les gendarmes à plusieurs reprises, cette fois sans faire de blessé, avant de forcer un barrage de gendarmerie à Sornac et d'abandonner leur voiture à Meymac, à 20 km plus au sud, où les gendarmes ont retrouvé le véhicule vide vers 18h00 ou 18h30. Les gendarmes ont ensuite perdu leur trace, jusqu'au dimanche matin.