Les consommateurs déçus par le goût des fraises et des tomates vendues en grandes surfaces

Selon une étude de CLCV, cette déception ne dépend ni des prix, ni de l'origine des produits dégustés.

Un magasinier range des caisses de tomates dans une grande surface de Rots (Calvados), le 17 août 2004.
Un magasinier range des caisses de tomates dans une grande surface de Rots (Calvados), le 17 août 2004. (MYCHELE DANIAU / AFP)

Ni bonnes, ni mauvaises. Décevantes. Selon une étude de l'association nationale de défense des consommateurs et usagers CLCV, publiée mercredi 30 juillet, les clients des grandes surfaces se montrent très majoritairement déçus par le goût des tomates et des fraises.

"Les résultats globaux sont décevants, en particulier pour les tomates, qui ne sont appréciées que par 27% des consommateurs", précise l'association de consommateurs, qui a procédé, entre le 15 mai et le 30 juin, à 52 séances de dégustation à l'aveugle auprès de 1 000 consommateurs. Pour les fraises, les résultats sont meilleurs, avec 43% des participants satisfaits du goût. Mais là aussi, des marges de progrès sont importantes, puisque 39% considèrent que les fraises testées n'étaient "ni bonnes, ni mauvaises".

De plus, CLCV souligne que la qualité gustative ne diffère guère selon que le produit étudié soit cher ou bon marché. Pourtant, pour les fraises, les prix peuvent varier de 1 à 8, entre 2,4 euros le kilo et 16,80 euros le kilo. Dans le cas des tomates, le bilan est encore plus étonnant car, au final, "les tomates préférées des consommateurs sont plutôt les moins chères", avec 25,6% des sondés qui déclarent ne pas aimer les tomates à 2,9 euros le kilo, contre 22,2% celles à 1,7 euro.