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Le tribunal correctionnel de Marseille a condamné mercredi deux marins à des peines de prison avec sursis

Ils étaient jugés pour le détournement du navire de la SNCM. Deux de leurs collègues ont été relaxés.Les quatre hommes étaient jugés pour s'être emparé du cargo mixte Pascal Paoli le 27 septembre 2005 dans le port de Marseille, alors paralysé par une grève initiée par la CGT contre la privatisation de la Société nationale Corse Méditerranée.
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Lors de l'assaut des gendarmes contre le Pascal Paoli en septembre 2005 (France 3)
Ils étaient jugés pour le détournement du navire de la SNCM. Deux de leurs collègues ont été relaxés.

Les quatre hommes étaient jugés pour s'être emparé du cargo mixte Pascal Paoli le 27 septembre 2005 dans le port de Marseille, alors paralysé par une grève initiée par la CGT contre la privatisation de la Société nationale Corse Méditerranée.L'opération s'était soldée le lendemain par l'intervention du Groupement d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) au large de Bastia.

Alain Mosconi, secrétaire national maritime du Syndicat des travailleurs corses (STC) au moment des faits, et reconnu coupable de séquestration et de prise indue de commandement, a écopé d'un an d'emprisonnement avec sursis devant la 6e chambre du tribunal. Félix Dagregorio, reconnu coupable de séquestration, a été condamné à six mois de prison avec sursis. Les deux autres prévenus, Patrick et Jean-Marc Mosconi, frères d'Alain, ont été relaxés.

"Je suis soulagé, nous revenons de loin", a réagi Alain Mosconi, mais "nous avons un sourire en demi-teinte".

Mis en examen pour détournement de navire, les quatre hommes risquaient les assises et 30 ans de réclusion, mais le chef d'accusation avait été abandonné en cours d'instruction. Poursuivis pour usurpation de commandement et séquestration de personnes, ils encouraient dix ans de prison. La requalification des faits de séquestration en menaces sous condition, passibles de trois ans d'emprisonnement, évoquée lors du procès, n'a finalement pas été retenue.

"Il y a une injustice en fonction de la classe à laquelle on appartient", a ajouté Alain Mosconi. "Quand on est travailleur et qu'on occupe son outil de travail pendant la lutte, on est sanctionné", a-t-il dit. Selon lui, le fonds d'investissement Butler Capital a pillé la SNCM "impunément" à l'occasion de la privatisation de la compagnie.

La SNCM avait été partiellement privatisée en 2006. L'Etat avait versé 158 millions d'euros à Veolia Transport et Butler Capital Partners pour qu'ils reprennent respectivement 28 % et 38 % de la SNCM. Depuis, Butler a revendu sa part à Veolia.

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