Mort de Jocko Besne, père de plus de 300 000 vaches et star de l'élevage

Le taureau a contribué, par ses caractéristiques, à faire de la race Prim'Holstein la première race laitière au monde. 

Peut-être des filles de Jocko Besne ? Le taureau reproducteur, mort le 13 mars 2012, aurait eu plus de 300 000 enfants femelles de la race laitière Prim\'Holstein.
Peut-être des filles de Jocko Besne ? Le taureau reproducteur, mort le 13 mars 2012, aurait eu plus de 300 000 enfants femelles de la race laitière Prim'Holstein. (JEAN-PIERRE MULLER / AFP)

Un tombeur, une force de la nature, une gloire de l'élevage : le taureau Jocko Besne, géniteur star de la race bovine Prim'Holstein, est mort le 7 mars en Loire-Atlantique, après avoir engendré des centaines de milliers de vaches laitières à travers la planète, a annoncé mardi 13 mars l'union de coopératives Créavia.

Entre 300 000 et 400 000 descendantes

Jocko Besne est né dans la ferme de Gildas Fertil - signe du destin ? - en 1994, relate 20 Minutes. Il "a été l'un des cinq taureaux dont les caractéristiques ont littéralement fait la race Prim'Holstein", la première race laitière au monde, a souligné le porte-parole du groupe Créavia, David Leguyader, qui élevait l'animal. 

"Il a eu entre 300 000 et 400 000 filles", dans une soixantaine de pays, "dont 161 888 sont dûment attestées", a indiqué ce dernier, relevant que les contrôles étaient lacunaires dans plusieurs grands pays importateurs, comme les Etats-Unis et l'Inde. De plus, les descendants mâles ne sont pas comptabilisés pour cette race laitière.

Une semence à "10 à 15 millions d'euros"

Troisième plus grand géniteur de l'histoire de la Prim'Holstein, Jocko Besne a généré au cours de ses 17 ans et demi d'existence un chiffre d'affaires de "10 à 15 millions d'euros", a indiqué Créavia. Et ce grâce à un dur labeur : trois prélèvements de sperme quotidien, indique 20 Minutes

D'ailleurs, des comme ça, on n'en fait plus, reconnaît-on chez Créavia : "Avec sa disparition, une page se tourne, note David Leguyader. Désormais, les reproducteurs sont sélectionnés à la naissance à partir de tests ADN, alors qu'à l'époque, il fallait attendre six ans et demi pour voir ce que valaient leurs filles."

Ultime hommage, la dépouille du taureau a été envoyée au Muséum d'histoire naturelle de Paris afin d'être étudiée.