Le secteur des cafés, hôtels et restaurants (CHR) a créé 5.300 emplois nets au second semestre 2009

C'est ce qu'a indiqué mercredi le secrétaire d'Etat au Commerce Hervé Novelli. Il y voit un effet de la mise en place au 1er juillet de la mise en place au 1er juillet de la TVA à taux réduit.Selon le cabinet spécialisé Gira Sic Conseil, la TVA réduite a permis de sauver "un tiers des entreprises du secteur qui étaient prêtes à déposer le bilan".

C'est ce qu'a indiqué mercredi le secrétaire d'Etat au Commerce Hervé Novelli. Il y voit un effet de la mise en place au 1er juillet de la mise en place au 1er juillet de la TVA à taux réduit.

Selon le cabinet spécialisé Gira Sic Conseil, la TVA réduite a permis de sauver "un tiers des entreprises du secteur qui étaient prêtes à déposer le bilan".

D'après cette étude, les défaillances d'entreprises ont augmenté de 1,35% dans la restauration sur l'ensemble de 2009, contre +4,85% tous secteurs confondus.

"50.000 emplois" ont ainsi pu être sauvés indique le directeur du cabinet, Bernard Boutboul.

Selon le département statistique du ministère de l'Emploi (Dares), cité par Hervé Novelli, le secteur a perdu 400 emplois au troisième trimestre 2009, mais en a gagné 5.700 au quatrième.

Justification de "la lourde mesure pour les finances publiques"
Pour M.Novelli, ces chiffres, ajoutés à la signature d'un accord salarial et à la baisse des prix consentie par la profession en échange de la TVA à 5,5%, "justifient une mesure lourde pour les finances publiques (3 milliards d'euros, NDLR), et très critiquée.

Pour chaque restaurant servant à table --des établissements plus concernés par la mesure que les cafés, les hôtels ou la restauration rapide--, ce passage de la TVA de 19,6% à 5,5% (sauf pour les alcools) s'est traduit par un recul de 11,8% de la part du chiffre d'affaires consacrée à payer cette taxe.

Philippe Labbé, président du Syndicat national de la restauration commerciale (SNRTC), juge aussi que "la baisse de la TVA a indéniablement aidé des entreprises et sans doute contribué à en sauver".

Des promesses pas remplies

Les études de l'Insee et les enquêtes de consommateurs ont, elles, montré que la baisse des prix n'avait pas été à la hauteur des promesses de la profession, avec une baisse de 1,5 à 2% au lieu des 3% exigés.

Quant aux accords sociaux, ils n'ont été signés qu'en janvier et n'ont donc pas le plus souvent pesé sur la trésorerie des restaurants en 2009.