Le retrait complet du marché du Di-Antalvic (un anti-douleur) intervient ce 1er mars pour bénéfice insuffisant

Les médicaments anti-douleur qui contiennent du DXP (dextropropoxyphène) comme le Di-Antalvic, le Propofan et des génériques, sont l'objet d'un retrait d'autorisation de mise sur le marché "le 1er mars", d'après une liste de 77 médicaments sous surveillance rendue publique fin janvier 2011.

Di antalvic
Di antalvic (AFP)

Les médicaments anti-douleur qui contiennent du DXP (dextropropoxyphène) comme le Di-Antalvic, le Propofan et des génériques, sont l'objet d'un retrait d'autorisation de mise sur le marché "le 1er mars", d'après une liste de 77 médicaments sous surveillance rendue publique fin janvier 2011.

L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) avait annoncé en juin 2009 le retrait progressif de ces médicaments opiacés, avant le retrait définitif préconisé par l'agence européenne du médicament (EMEA).

Huit millions de personnes prennent régulièrement du Di-Antalvic en France, de très loin le plus gros marché européen pour ce médicament, relevait l'Afssaps. En effet, la France représentait "95% de la consommation européenne" de l'association DXP-paracétamol (type Di-Antalvic ), a indiqué l'Afssaps en recommandant aux médecins ne plus prescrire ces produits.

L'agence du médicament européenne (EMEA), basée a Londres, s'était prononcée pour un retrait progressif du marché européen de ce médicament, déjà interdit dans plusieurs pays de l'Union, estimant que le bénéfice était insuffisant au regard des décès du fait de surdosages, notamment en Grande-Bretagne (300 à 400 décès). Des surdosages, par ailleurs, assez fréquemment volontaire (suicides).

En France, le nombre des décès dus à un surdosage est beaucoup plus limité, avec quelque 65 morts par an, en prenant en compte les données de la médecine légale, dont 90% seraient des suicides, notait l'agence française.

Le paracétamol, à doses adaptées, ou le paracétamol associé à la codéine font partie des alternatives. En revanche le tramadol peut, selon une enquête, provoquer des convulsions ou des complications respiratoires et cardiovasculaires. Il est à l'origine d'un nombre de décès en France similaire à celui du Di -Antalvic, pour moitié moins de prescriptions, avait relevé l'Afssaps.