Le président du MoDem, François Bayrou, a lancé dimanche à Paris la campagne pour les élections régionales

Il a expliqué que ces élections auraient aussi un sens national, pour faire entendre que "les dérives" du pouvoir "ne sont plus acceptables"."Notre présence indépendante dans toutes les régions de France a un sens précis. C'est le moyen pour les Français d'adresser un message qui aura un sens national et un sens régional", a-t-il dit.

François Bayrou à Caen le 1er mars 2007.
François Bayrou à Caen le 1er mars 2007. (AFP)

Il a expliqué que ces élections auraient aussi un sens national, pour faire entendre que "les dérives" du pouvoir "ne sont plus acceptables".

"Notre présence indépendante dans toutes les régions de France a un sens précis. C'est le moyen pour les Français d'adresser un message qui aura un sens national et un sens régional", a-t-il dit.

"Nous regrettons l'orientation qui a été prise par ceux qui ont la responsabilité de notre pays. Nicolas Sarkozy a décidé de faire de cette élection un plébiscite pour la politique qu'il conduit à la tête de la France. Nous pensons qu'une élection régionale n'aurait pas dû être nationalisée. Telle n'a pas été le choix du pouvoir", a fait valoir M. Bayrou devant plusieurs centaines de militants lors du meeting de lancement de la campagne du MoDem.

"Nous en prenons acte et nous disons que les électeurs ont le devoir de faire entendre qu'il y a des dérives, en matière de décisions politiques et de valeurs fondamentales, qui ne sont pas acceptables à la tête de la France", a-t-il ajouté en lançant un appel "à tous les républicains et à tous les modérés d'où qu'ils viennent".

"Nos listes défendront ce point de vue dans cette élection", a-t-il insisté.

L'enjeu régional
Concernant l'enjeu régional, M. Bayrou a expliqué vouloir faire en sorte que la région soit "la collectivité la plus importante pour aider les gens dans leur vie quotidienne", présentant le MoDem comme "le mouvement le plus régionaliste de France".

"Nous parlons aux Français avec des personnalités qui constituent le plus grand renouvellement du personnel politique jamais été assumé dans notre pays depuis des décennies", a-t-il ajouté.

Le leader centriste a expliqué avoir choisi ses têtes de liste pour leur enracinement dans leur région et leur capacité à assumer "les responsabilités pour lesquelles ils se présentent".