Le premier ministre n'entend pas "changer de cap" sur les réformes lancées depuis 2007

Dans une interview au JDD, il estime que malgré la défaite de l'UMP aux régionales, il "n'y a pas de nouveau contrat avec le peuple, ni de changement de cap politique, ni de doute sur le soutien de la majorité".La "politique engagée depuis trois ans" ne sera en rien modifiée, "au risque de rater le train de la croissance qui repart", dit-il.

François Fillon se préparant à voter à Solesmes (Sarthe) le 21 mars 2010
François Fillon se préparant à voter à Solesmes (Sarthe) le 21 mars 2010 (AFP - JEAN-FRANCOIS MONIER)
Dans une interview au JDD, il estime que malgré la défaite de l'UMP aux régionales, il "n'y a pas de nouveau contrat avec le peuple, ni de changement de cap politique, ni de doute sur le soutien de la majorité".

La "politique engagée depuis trois ans" ne sera en rien modifiée, "au risque de rater le train de la croissance qui repart", dit-il.

Il n'engagera pas la responsabilité de son gouvernement devant le Parlement, contrairement à ce qu'une partie de son camp lui a réclamé au lendemain du scrutin régional.

François Fillon entend donc poursuivre "la réduction des effectifs de fonctionnaires" et "le gel des dépenses de l'Etat" dans le budget de 2011. Il affirme aussi que son gouvernement ne touchera pas au bouclier fiscal afin de ne pas "casser le retour de la croissance". La réforme territoriale, qui ne pas fait pas non plus consensus à droite et contre laquelle l'opposition entend ferrailler, sera aussi menée à son terme, assure le premier ministre. Il dit être "ouvert" sur le mode de scrutin pour l'élection des futurs conseillers territoriaux, comme il l'avait déjà dit.

Outre la réforme des retraites, il cite parmi ses autres "priorités" l'"amplification des mesures pour la sortie de crise et le recul du chômage", "la sécurité, évidemment", "la santé" et les réponses à apporter au malaise du monde agricole.

Il estime aussi que la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, a "eu tort de s'exprimer comme elle l'a fait" sur la taxe carbone. "Je respecte ses convictions mais il y a une seule ligne dans un gouvernement. Elle n'y est d'ailleurs pas la seule comptable de l'ambition écologique. Je lui en ai parlé et je crois qu'elle l'a compris", dit-il.