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Le point d'indice qui sert de base au calcul de la rémunération des fonctionnaires ne sera pas revalorisé

"Le ministre a confirmé le gel de la valeur du point", a déclaré Brigitte Jumel, de la CFDT, à l'issue du rendez-vous salarial avec Francois Baroin et George Tron et les représentants des employeurs publics.
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Une école à Honfleur (AFP/MYCHELE DANIAU)

"Le ministre a confirmé le gel de la valeur du point", a déclaré Brigitte Jumel, de la CFDT, à l'issue du rendez-vous salarial avec Francois Baroin et George Tron et les représentants des employeurs publics.

Pour la seconde année consécutive, les 5,2 millions de salariés des trois fonctions publiques - Etat, hôpitaux, collectivités territoriales - n'enregistreront donc pas d'augmentation collective de salaire en 2012.

L'indice est gelé pour la seconde année consécutive. Le point d'indice, qui sert de base au calcul des salaires des 5,2 millions d'agents des trois fonctions publiques (Etat, territoriale et hospitalière) avait été relevé de 0,5% au 1er juillet 2010 et son gel décidé pour 2011. La hausse, accompagnée d'un relèvement du minimum de traitement des fonctionnaires (à 1,365,94 euros bruts) a représenté un montant d'1 milliard d'euros.

Un gel de l'indice alors que l'inflation atteint 2%
Pour les syndicats, il s'agit d'une question cruciale, le point d'indice, seule mesure collective concernant tous les fonctionnaires, étant vu comme un élément central du salaire des agents, alors que l'inflation atteint 2% selon l'Insee.

A l'inverse, le gouvernement estime qu'il ne s'agit que de l'un des éléments de la rémunération, qui compte aussi notamment les primes, les avantages sociaux ou les mesures catégorielles.

En novembre, le secrétaire d'Etat à la fonction publique, Georges Tron, avait estimé que la hausse du pouvoir d'achat des fonctionnaires pourrait être d'au moins 2% en 2011 et 2012, sauf "événement majeur" imprévu, grâce notamment à la garantie individuelle du pouvoir d'achat (Gipa).

Le ministre du Budget et de la fonction publique, François Baroin, invité mardi matin sur I-Télé/Radio Classique avant la réunion avec les syndicats, a affirmé que la situation des finances publiques ne permettait aucun relâchement. "Je vous ai expliqué la situation de nos finances publiques. Si nous allons mieux, cela ne nous donne pas les moyens de nous relâcher", a déclaré M. Baroin.

En octobre, la Cour des comptes avait estimé que le gel du point d'indice "jusqu'à fin 2013" semblait "techniquement nécessaire" pour "respecter l'objectif global de maîtrise de dépenses publiques".

30.000 emplois de fonctionnaires supprimés
Les fonctionnaires sont déjà affectés par le non remplacement d'un départ à la retraite sur deux, qui doit se poursuivre en 2012, se traduisant par la suppression d'environ 30.000 nouveaux emplois. La moitié des économies générées par ce dispositif doit leur revenir. M. Baroin a encore rappelé mardi que "la règle du un sur deux est une règle qui a été d'ailleurs votée dans la loi de programmation des finances publiques qui nous emmène jusqu'en 2013". "Il n'est pas question de changer de cap", a-t-il assuré.

Les fonctionnaires verront également leur taux de cotisation retraite s'aligner progressivement sur celui du privé, passant, d'ici 2020, de 7,85% à 10,55%.

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