Le philosophe et leader trotskiste Daniel Bensaïd est mort mardi à l'âge de 63 ans des suites d'une longue maladie

Militant révolutionnaire depuis l'adolescence, il avait été l'un des fondateurs de la JCR (Jeunesse communiste révolutionnaire) avec Alain Krivine en 1966, puis l'un des acteurs du mouvement de Mai 68.Il avait ensuite participé à la création de la Ligue communiste en avril 1969, devenue Ligue communiste révolutionnaire (LCR) en 1973.

Daniel Bensaïd le 30 mai 2008 à la Mutualité à Paris, à un meeting de la LCR organisé pour fêter mai 68
Daniel Bensaïd le 30 mai 2008 à la Mutualité à Paris, à un meeting de la LCR organisé pour fêter mai 68 (MIGUEL MEDINA/AFP)
Militant révolutionnaire depuis l'adolescence, il avait été l'un des fondateurs de la JCR (Jeunesse communiste révolutionnaire) avec Alain Krivine en 1966, puis l'un des acteurs du mouvement de Mai 68.

Il avait ensuite participé à la création de la Ligue communiste en avril 1969, devenue Ligue communiste révolutionnaire (LCR) en 1973.

Il a participé à la fondation du NPA (nouveau parti anticapitaliste popularisé par Olivier Besancenot) en février dernier, en sabordant la LCR.

Longtemps membre de la direction de la LCR et un des principaux dirigeants de la IVe Internationale (organisation communiste trotskiste fondée en 1938), il était engagé dans tous les combats internationalistes.

Né le 25 mars 1946 à Toulouse, ce philosophe, enseignant à l'Université de Paris VIII, a publié de très nombreux ouvrages de philosophie ou de débat politique, animé les revues Critique Communiste et ContreTemps, et participé à la création de la Fondation Louise Michel. Il avait notamment écrit en collaboration avec M. Besancenot "Prenons parti pour un socialisme du XXIe siècle" (Editions Mille et une nuits) en janvier 2009, à un mois de la création du NPA.

On lui doit des ouvrages sur Marx (Marx, mode d'emploi; les crises du capitalisme; les dépossédés). Un de ces derniers textes s'intitulait "Démocratie, dans quel état", écrit avec des personnalités comme Jacques Rancière, Alain Badiou ou Slavoj Zizek (La Fabrique).

«Il appartenait à toute une génération militante qui avait fait ses preuves en 1968. Il n"a pas, lui, abandonné le drapeau de la révolte et de la résistance, il incarnait la continuité du combat révolutionnaire», a affirmé son camarade de lutte Alain Krivine en exprimant "sa tristesse" à Libération.fr.

Le parti anticapitaliste indique qu'il organisera une soirée d'hommage militant samedi 23 janvier à Paris.