Le père d'un jeune homme retrouvé assassiné chez lui offre une prime de 30.000 euros pour toute information

Le corps sans vie de Antony Hawat, 20 ans, avait été retrouvé le 13 janvier dans son studio de Saint-Witz (Val-D'Oise). Il avait été tué de plusieurs coups de couteau et égorgé.Déterminé à retrouver les assassins de son fils alors que l'enquête n'a pour l'instant rien donné, le père lance un appel à témoins avec 30.000 euros à la clé.

L\'appel à témoins assorti d\'une récompense de 30.000 euros placardé gare du Nord, samedi 13 février
L'appel à témoins assorti d'une récompense de 30.000 euros placardé gare du Nord, samedi 13 février (AFP - Bertrand Langlois)

Le corps sans vie de Antony Hawat, 20 ans, avait été retrouvé le 13 janvier dans son studio de Saint-Witz (Val-D'Oise). Il avait été tué de plusieurs coups de couteau et égorgé.

Déterminé à retrouver les assassins de son fils alors que l'enquête n'a pour l'instant rien donné, le père lance un appel à témoins avec 30.000 euros à la clé.

"Nous vivons dans une ville où tout le monde se connaît. Ce que je souhaite c'est permettre à la police de restreindre le cercle des recherches, il ne s'agit en aucune manière de déranger l'enquête" a expliqué M.Hawat , confirmant une information parue samedi dans le journal Le Parisien.

M.Hawat, âgé de 45 ans, dit avoir fait imprimer 2.000 affiches qu'il a commencé vendredi à poser "dans tout le département", et notamment dans les gares, dont la gare du Nord à Paris.

"J'ai déjà reçu quelques appels, mais je n'écoute pas les messages. Je transmets tout aux personnes chargées de l'enquête" a indiqué M.Hawat.

Son initiative, assez courante aux Etats-Unis, est beaucoup plus rare en France. Mais elle n'est pas illégale et personne ne peut donc s'y opposer.

Interrogé à ce sujet, M.Hawat assure que "les enquêteurs ont réagi comme des pères de famille, ils ont compris ma démarche." "Je veux montrer que nous sommes déterminés, il ne s'agit pas d'un jeu, nous voulons recevoir des informations rapidement", a-t-il conclu.

De son côté, un magistrat interrogé par Le Parisien explique qu'il y a "plus d'inconvénients que d'avantages" à attendre d'une telle démarche. Elle peut en effet "tourner à la délation et surtout générer des témoignages fantaisistes de personnes motivées par l'appât du gain. Le juge et les enquêteurs se retrouvent obligés de trier une masse d'informations et de les vérifier."