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Le parquet de Paris a ouvert mardi une enquête sur les accusations de Robert Bourgi de versements occultes

Il sera interrogé sur ses allégations de de chefs d'Etat africains au profit de l'ex-président Chirac, de 1995 à 2005, de Dominique de Villepin, secrétaire général de l'Elysée, ministre des Affaires étrangères puis Premier ministre, et de Jean-Marie Le Pen, ex-président du FN.L'enquête a été confiée à la brigade financière.
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L'avocat Robert Bourgi, à Paris, le 12 septembre 2011. (JOHANNA LEGUERRE / AFP)

Il sera interrogé sur ses allégations de de chefs d'Etat africains au profit de l'ex-président Chirac, de 1995 à 2005, de Dominique de Villepin, secrétaire général de l'Elysée, ministre des Affaires étrangères puis Premier ministre, et de Jean-Marie Le Pen, ex-président du FN.

L'enquête a été confiée à la brigade financière.

Conseiller de l'ombre de l'Elysée pour les affaires africaines, l'avocat franco-libanais a assuré, dans les médias, avoir remis à l'ancien président Jacques Chirac et son Premier ministre Dominique de Villepin 20 millions de dollars de dirigeants africains.

Il a ensuite accusé Jean-Marie Le Pen d'avoir lui aussi reçu des fonds occultes de chefs d'Etats africains pour financer sa campagne présidentielle de 1988.

De nombreux responsables politiques de droite et de gauche ont, à la suite de ces allégations, demandé l'ouverture d'une enquête préliminaire. M.Bourgi s'était dit prêt à venir témoigner devant un juge.

Dénonçant des accusations "totalement fantasmatiques", l'un des avocats de M. Chirac, Me Jean Veil a jugé que M. Bourgi n'évoquait "que faits qui sont prescrits, il est donc difficile de faire une enquête judiciaire".

La question de la prescription des faits, dénoncés par l'avocat, sera au coeur de l'enquête judiciaire, ouverte par le parquet deux jours après les accusations fracassantes de l'avocat.

Car si la loi de 1995 sur le financement de la vie politique prévoit des peines de cinq ans de prison pour ce type d'infraction, les faits sont prescrits au bout de trois ans.

Au terme de l'enquête préliminaire, le parquet peut décider d'ouvrir une isntruction et la confier à un juge. Mais il peut s'y refuser, estimant que l'ensemble des faits, s'ils sont avérés, sont toutefois prescrits.

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