Le meurtrier présumé du commandant Jean-Serge Nérin ferait "partie" des trois etarras mis en examen vendredi

Lundi le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, qui s'exprimait en compagnie de son homologue espagnol Alfredo Perez Rubalcaba au commissariat de Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne), s'est montré prudent: "avec toutes les précautions, le tueur présumé fait partie de ces personnes".

Policiers réunis le 17 mars à Dammarie-lès-Lys pour une cérémonie d\'hommage à l\'officier tué la veille, Jean-Serge Nérin
Policiers réunis le 17 mars à Dammarie-lès-Lys pour une cérémonie d'hommage à l'officier tué la veille, Jean-Serge Nérin (AFP PHOTOS)

Lundi le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, qui s'exprimait en compagnie de son homologue espagnol Alfredo Perez Rubalcaba au commissariat de Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne), s'est montré prudent: "avec toutes les précautions, le tueur présumé fait partie de ces personnes".

Au cours de la fusillade de Dammarie-les-Lys, le commandant de police Jean-Serge Nérin avait été tué le 16 mars dernier dans une fusillade avec un commando de l'ETA.

Deux des trois mis en examen, Mikel Karrera Sarobe, numéro un présumé de l'ETA et membre depuis plusieurs années de sa direction collégiale, et Arkaitz Aguirregabiria del Barrio, présenté comme son lieutenant, avaient été interpellés le 20 mai à Bayonne et placés en détention dans le cadre d'une autre enquête. Le troisième, Joseba Urbieta Alkorta, avait été interpellé le 10 juin en Corrèze.

Les trois hommes ont été mis en examen jeudi pour l'ensemble des chefs d'accusation ouverts, notamment pour homicide volontaire en bande organisée, détention et transport d'armes, recel de faux et association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

Ce sont des analyses de traces recueillies sur les lieux de la fusillade qui ont permis de remonter aux trois hommes, selon une source judiciaire. Les trois mises en examen s'ajoutent à celle de l'individu interpellé sur place et aujourd'hui écroué, précise cette source.