Le froid de février a détruit 600 000 hectares de cultures en France

L'Association générale des producteurs de blé demande que le gouvernement déclare l'état de catastrophe climatique, après la période de gel de cet hiver.

Dans le Doubs, lors de la vague de froid de février.
Dans le Doubs, lors de la vague de froid de février. (DELFINO DOMINIQUE / HEMIS)

Blé, colza, orge... 600 000 hectares de cultures détruits par la vague de froid du mois de février ont dû être ressemés, selon des estimations de l'Association générale des producteurs de blé (AGPB) publiées mardi 17 avril.

Dans le détail, ce sont 360 000 hectares de blé tendre qui ont été retournés par les agriculteurs, 160 000 hectares d'orge d'hiver, 40 000 de colza et 40 000 de blé dur, a précisé, lors d'un point presse, le président de l'association, Philippe Pinta.

Les régions de l'Est sont les plus touchées

"Ce que l'on voit sur le terrain est assez impressionnant et nous pensons que nous n'avons pas encore tout évalué. Ce sont principalement les régions de l'Est de la France qui sont touchées, la Lorraine, l'Alsace, la Bourgogne, la Champagne-Ardenne et un peu le Centre", a-t-il précisé.

Dans un courrier adressé mardi au ministre de l'Agriculture, les producteurs demandent donc que l'état de catastrophe climatique soit déclaré. Ils souhaitent également que le versement des aides européenne de la PAC (Politique agricole commune), qui a lieu en principe en décembre, soit avancé au mois d'octobre. Ce qui permettrait d'aider les agriculteurs confrontés à des problèmes de trésorerie.