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Le député UMP des Alpes Maritimes Eric Ciotti propose de durcir nettement l'exécution des peines de prison

Dans un rapport qu'il doit remettre mardi à Nicolas Sarkozy et que publie lundi Le Figaro, il souhaite l'abandon des crédits automatiques de réduction des peines (actuellement trois mois d'incarcération en moins la première année de détention, puis deux mois par année suivante).
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Eric Ciotti espère atteindre 80.000 places dans les prisons françaises à l'horizon 2018

Dans un rapport qu'il doit remettre mardi à Nicolas Sarkozy et que publie lundi Le Figaro, il souhaite l'abandon des crédits automatiques de réduction des peines (actuellement trois mois d'incarcération en moins la première année de détention, puis deux mois par année suivante).

Eric Ciotti préconise d'instaurer une période "intangible" de "placement sous main de justice" comprenant la détention et la période de mise à l'épreuve et correspondant à la durée de la peine prononcée.

Il entend réduire les pouvoirs des juges d'application des peines, confiant l'exécution des peines au parquet, limitant l'intervention des actuels juges d'application des peines en cas de différend entre le parquet et le condamné.

Parmi les 50 mesures figure aussi une forme de "service civique" pour les mineurs récidivistes les plus durs, pour lequel un "encadrement militaire" est évoqué. Une "forme de service civique" serait instaurée pour les mineurs récidivistes.

Egalement, alors que les aménagements de peine peuvent s'appliquer aux personnes condamnées à deux ans de prison maximum, le député propose de les limiter aux peines n'excédant pas une année.

80.000 peines attendent toujours d'être appliquées, souligne le député UMP dans son rapport.

Des prisons en kit dans d'anciens locaux de l'armée
Eric Ciotti propose de créer des prisons avec des "structures modulaires rapides", rapporte LeFigaro.fr. Il prend comme exemple les cas déjà existants d'Oermingen (Bas Rhin), Ecrouves (Meurthe-et-Moselle) ou Bédenac (Charente-Maritime). Ces établissements légers seraient destinés aux détenus peu dangereux et condamnés à de courtes peines, avec un accent mis sur le régime de semi-liberté.

Les prochains sites concernés se situeraient vers Brest, Bourges, Châteauroux, tours, Strasbourg, Toulon ou encore Nantes.

Pour Eric Ciotti, la capacité d'accueil des prisons françaises (65.000 actuellement) est trop faible. Il espère atteindre 80.000 places à l'horizon 2018.

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