Laurent Fabius a accusé le gouvernement de préparer un "coup de massue" social en s'appuyant sur les déficits

De son côté, Xavier Bertrand a proposé qu'à la fin de la décennie, on fixe un pourcentage maximum du PIB pour le déficit qu'on ne pourrait plus voter".Pour Laurent Fabius, "le gouvernement Sarkozy-Fillon, même avant la crise, porte une responsabilité écrasante dans les déficits du pays".

Laurent Fabius aux 4 V le 20 novembre
Laurent Fabius aux 4 V le 20 novembre

De son côté, Xavier Bertrand a proposé qu'à la fin de la décennie, on fixe un pourcentage maximum du PIB pour le déficit qu'on ne pourrait plus voter".

Pour Laurent Fabius, "le gouvernement Sarkozy-Fillon, même avant la crise, porte une responsabilité écrasante dans les déficits du pays".

Déficits: Fabius met en cause le pouvoir
Le gouvernement imposera aux Français "un coup de massue" social et fiscal au lendemain des élections régionales, a affirmé dimanche Laurent Fabius. Pour l'ancien Premier ministre socialiste, le gouvernement va invoquer le poids des déficits pour justifier ce tour de vis.

"Comme va le montrer un rapport de la Cour des comptes qui sort cette semaine, le gouvernement Sarkozy-Fillon, même avant la crise, porte une responsabilité écrasante dans les déficits du pays. On va utiliser le déficit pour imposer un coup de massue terrible aux Français dès après les régionales", a estimé Laurent Fabius, invité du "Forum" Radio J.

"Lorsqu'on a fait des cadeaux fiscaux considérables à des personnes qui n'en avaient absolument pas besoin, on a creusé les déficits. C'est d'abord le gouvernement qui a une responsabilité", a-t-il ajouté, en faisant référence au bouclier fiscal. Il a aussi dénoncé "les responsabilité écrasantes des banques" qui "ont empoché de l'argent": "Les banquiers ont empoché souvent des bonus faramineux et aujourd'hui ça recommence, les banques jouent contre les monnaies".

Xavier Bertrand veut interdire les déficits
M. Bertrand a exclu un recours à des hausses d'"impôts" ou de "cotisations" pour parvenir à réduire les déficits. Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand , a proposé dimanche qu'à la "fin de la décennie" on fixe "un pourcentage maximum du PIB pour le déficit", soit dans le projet de loi de finances, soit dans la Constitution.

"Je souhaite, a poursuivi le secrétaire général, un débat là-dessus, à partir de quelle date, quel déficit". Il a appelé "l'ensemble des partis politiques [à faire] preuve de responsabilité" car "nous ne pourrons plus dépenser comme par le passé".

Dans les prévisions transmises lundi à la Commission européenne, le gouvernement s'est engagé à réduire le déficit public (Etat, comptes sociaux, collectivités locales) de 8,2% du produit intérieur brut (PIB) cette année à 3% en 2013.

Pour le retour à l'équilibre, c'est-à-dire un déficit zéro, le Premier ministre François Fillon a cité "l'horizon 2020". Au niveau européen, M. Bertrand s'est félicité de "l'unité franco-allemande" et appelé de ses voeux "un retour de la politique au niveau de la gouvernance économique". A cet égard, il a souhaité que "la commission européenne comprenne bien que l'industrie européenne est une priorité" et que "le dogme de la politique de concurrence (était) une erreur totale".