La sécheresse s'étend dans l'Hexagone: 46 départements sont désormais placés en état d'alerte

La pluviométrie y est particulièrement faible. Ce nombre n'était que de 32 fin juillet. Les départements les plus touchés concernent la Bretagne et la Normandie, le bassin parisien et le quart Sud-Ouest.Pour une fois, le Sud-Est et le littoral méditerranéen sont épargnés.

Le lit de la Garonne à Toulouse pendant la sécheresse de juillet 2006.
Le lit de la Garonne à Toulouse pendant la sécheresse de juillet 2006. (AFP - LIONEL BONAVENTURE)

La pluviométrie y est particulièrement faible. Ce nombre n'était que de 32 fin juillet. Les départements les plus touchés concernent la Bretagne et la Normandie, le bassin parisien et le quart Sud-Ouest.

Pour une fois, le Sud-Est et le littoral méditerranéen sont épargnés.

Les régions bretonnes et normandes ont subi depuis le printemps un réel déficit pluviométrique, qui pourrait être éventuellement corrigé en cas de fortes précipitations dans les prochaines semaines. Alors que dans le sud-ouest, le bassin parisien et le marais poitevin, la sécheresse est beaucoup plus structurelle. "Il n'y a donc aucune raison que la situation s'améliore, même s'il pleuvait", précise le ministère de l'Ecologie.

Singulièrement épargné cette année, le quart sud-est, qui connaît d'ordinaire de nombreuses restrictions d'eau, a bénéficié en juin de fortes pluies de printemps et de début d'été. A tel point que la Provencea été confrontée en juin à de très graves
inondations.

"Cette sécheresse n'a rien d'exceptionnelle. Elle est sans commune mesure avec celles de 2003 ou de 2006. Mais elle est atypique par sa géographie", observe-t-on à Météo France.

Va-t-il pleuvoir dans les semaines qui viennent ? La météo nationale préfère ne pas trop s'avancer. Pour autant, les pluies s'annoncent tout de même "légèrement inférieures à la normale en août, avec des températures légèrement supérieures de 1° à 2°", concède-t-elle. Avant préciser que "la situation mérite d'être suivie".