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La ministre de l'Economie Christine Lagarde a confirmé mercredi la suppression de l'ISF et du bouclier fiscal

Ils seront remplacés par "une fiscalité qui, au lieu de peser sur le patrimoine, pèsera sur les revenus du patrimoine et les plus-values réalisées sur le patrimoine", a déclaré Christine Lagarde mercredi sur LCI."Le président de la République l'a annoncé et le gouvernement mènera cette réforme sous l'autorité du Premier ministre", a-t-elle ajouté.
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Christine Lagarde (AFP - Patrick Kovarik)

Ils seront remplacés par "une fiscalité qui, au lieu de peser sur le patrimoine, pèsera sur les revenus du patrimoine et les plus-values réalisées sur le patrimoine", a déclaré Christine Lagarde mercredi sur LCI.

"Le président de la République l'a annoncé et le gouvernement mènera cette réforme sous l'autorité du Premier ministre", a-t-elle ajouté.

Répondant au député UMP des Bouches-du-Rhône Jean Roatta, Christine Lagarde avait auparavant déclaré à l'Assemblée que cette "réforme ambitieuse", annoncée mardi soir par le président Nicolas Sarkozy, serait menée "en respectant évidemment l'objectif que nous avons non pas d'augmenter le déficit public français mais de le maintenir et de le réduire".

Lors de cette séance des questions au gouvernement, le député socialiste du Pas-de-Calais Guy Delcourt s'est alarmé du manque à gagner de plusieurs milliards, pour les caisses de l'Etat, que représenterait la simple suppression du bouclier et de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF). S'adressant aux représentants du gouvernement et dénonçant un éventuel "cadeau" à leurs "amis du CAC-40" et "du Fouquet's", il a suggéré de se borner à "supprimer le bouclier fiscal, ce qui ne serait que le début d'un retour à une vraie justice fiscale".

"Compte tenu de l'état de nos finances publiques, cette réforme (...) doit permettre aussi de tenir les engagements de réduction du déficit", lui a répondu le ministre du Budget François Baroin, qui a fait voter de son côté, mercredi soir, son projet de budget 2011 axé sur les économies à tout prix en vue de réduire le déficit de l'Etat.

Le gouvernement s'est engagé à ramener le déficit public de 7,7% du produit intérieur brut (PIB) cette année, un record, à 3% en 2013, dans la limite autorisée par les traités européens.

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