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La justice a condamné vendredi l'ancien Premier ministre socialiste à 20.000 euros d'amende avec sursis

Le tribunal correctionnel de Lille a condamné Lyne Cohen-Solal à la même peine que Pierre Mauroy, 20.000 euros d'amende avec sursis.Une condamnation pour "abus de confiance", dans l'affaire d'emploi fictif présumé à la communauté urbaine de Lille (CUDL) en 1992.
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Pierre Mauroy le 3 décembre 2010 au tribunal correctionnel de Lille (AFP/ DENIS CHARLET)

Le tribunal correctionnel de Lille a condamné Lyne Cohen-Solal à la même peine que Pierre Mauroy, 20.000 euros d'amende avec sursis.

Une condamnation pour "abus de confiance", dans l'affaire d'emploi fictif présumé à la communauté urbaine de Lille (CUDL) en 1992.

Le parquet avait requis une relaxe générale le 3 décembre 2010. Ces condamnations concluent une procédure fleuve engagée en juin 2000 par Eric Darques, ancien élu de l'agglomération lilloise, qui s'est posé au procès en héraut de la lutte contre la prévarication.

Pierre Mauroy était soupçonné d'avoir fait bénéficier sans contrepartie Lyne Cohen-Solal, aujourd'hui adjointe au maire PS de Paris, d'un poste d'attachée de presse à la CUDL (devenue LMCU) alors qu'elle était aussi rédactrice en chef de l'hebdomadaire socialiste Vendredi.

Le tribunal a fait droit aux demandes de M. Darques d'indemniser la communauté urbaine à hauteur de 19.654 euros. Les trois prévenus ont été condamnés solidairement à verser cette somme. Le tribunal les a, en outre, condamnés à verser 5.000 euros de frais de justice à M. Darques.

Le tribunal a estimé que la CUDL avait versé à Lyne Cohen-Solal des salaires qui n'avaient pas reçu de réelles contreparties. Constatant que l'emploi de Mme Cohen-Solal n'avait été pourvu ni avant son arrivée, ni après son départ, le tribunal a jugé qu'il n'existait pas "de traces significatives d'activité" en dépit du "caractère immatériel" de sa fonction.

Les magistrats ont estimé que cet emploi avait eu pour "objet d'offrir un cadre et un statut (à Mme Cohen-Solal) pour poursuivre sa collaboration avec M. Mauroy" après la fin du mandat de ce dernier en tant que premier secrétaire du PS, en 1992.

Présente au tribunal vendredi, Lyne Cohen-Solal a déclaré à l'AFP qu'elle trouvait le jugement "aberrant" et qu'elle allait étudier avec son avocat la possibilité de faire appel.

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