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La chambre de l'instruction de la cour d'appel a allégé les contrôles judiciaires des 10 mis en examen dans ce dossier

La cour a toutefois maintenu vendredi l'interdiction de communiquer entre eux et de se rencontrer.Les suspects sont mis en examen depuis fin 2008 pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" notamment. Le supposé groupe se voit imputer les sabotages commis sur des caténaires SNCF en octobre et novembre 2008.
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Julien Coupat et Yldune Lévy. (France 3)

La cour a toutefois maintenu vendredi l'interdiction de communiquer entre eux et de se rencontrer.

Les suspects sont mis en examen depuis fin 2008 pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" notamment. Le supposé groupe se voit imputer les sabotages commis sur des caténaires SNCF en octobre et novembre 2008.

Les 10 personnes qui habitaient pour la plupart le village corrézien, appartiendraient selon le parquet et la police à une groupuscule militant "d'ultragauche". Incarcérés pour certains d'entre eux au début de la procédure, avant une remise en liberté sous contrôle judiciaire, ils nient les accusations et leurs avocats mettent en cause la police, estimant que des soupçons de falsification pèsent sur certaines pièces importantes du dossier.

"L'étau judiciaire dont ils dénonçaient le caractère inique est allégé mais notre réaction est mitigée car est maintenue l'interdiction de communiquer entre eux", a réagi l'un des avocats des mis en examen, Me William Bourdon. "C'est un désaveu pour le parquet général qui avait requis le maintien des mesures de contrôle judiciaire", a-t-il ajouté. Il a encore précisé que la cour leur a rendu leur passeport et a levé l'obligation de "pointer" à intervalles réguliers dans les commissariats et de résider à certains endroits.

Neuf personnes mises en examen, dont Julien Coupat, présenté comme le leader du groupe, et sa compagne Yldune Levy, avaient demandé des modifications, voire des levées totales du contrôle judiciaire leur interdisant de se rencontrer et de résider à Tarnac, en Corrèze.

Les dix mis en examen du "groupe de Tarnac " avaient annoncé le 3 décembre dans une tribune dans Le Monde qu'ils cessaient de respecter le contrôle judiciaire. "Nous désertons. Nous ne pointerons plus et nous comptons bien nous retrouver, comme nous l'avons fait, déjà, pour écrire ce texte. Nous ne chercherons pas à nous cacher", affirmaient-ils. Ils encouraient un placement en détention provisoire.

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